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mardi 25 septembre 2012

Les épidémies dans la région dunkerquoise au cours de la seconde moitié du XIXe siècle (1855-1894)


In annuaire départemental du Nord, années indiquées au droit des extraits

Année 1855 :
Arrondissement de Dunkerque. La fièvre puerpérale qui avait régné jusqu’au 10 novembre 1854 et avait fait d’assez nombreuses victimes dans la classe malheureuse de la ville de Dunkerque, a réapparu dans les premiers mois de janvier, et de cette époque au 23 mars, dix femmes ont été atteintes. Cet arrondissement a offert des particularités remarquables, soit sous le rapport des conditions propres aux femmes atteintes, soit sous celui des moyens thérapeutiques auxquels on a dû quelques succès.
Rien d’intéressant ne s’est présenté dans les autres communes de l’arrondissement. Quelques cas de variole ont eu lieu à Gravelines, à Bourbourg et à Wormhoudt, mais l’existence de cette maladie n’a été connue que par les états de vaccinations qui n’ont fourni aucun résultat sur les circonstances qui ont accompagné le développement et la marche de la maladie. A la même époque, des cas de variole et de varioloïde dont le nombre est indéterminé ont été observés à Dunkerque ; ces dernières affections n’ont donné lieu à aucun décès. (Annuaire statistique départemental, 1857)

Année 1856 :
Aucune affection présentant le caractère épidémique n’a été constaté dans les arrondissements de Dunkerque, Lille et Douai. (Annuaire statistique départemental, 1858)

Année 1857
Arrondissement de Dunkerque. Aucune maladie ne s’est produite avec le caractère épidémique, dans la ville de Dunkerque ni dans les différentes communes ni dans les différentes communes de l’arrondissement. (Annuaire statistique départemental, 1858)

Année 1858
Arrondissement de Dunkerque. Cet arrondissement qui, les années précédentes n’avait eu à enregistrer aucune maladie qui présentât un caractère général épidémique, n’a pas été aussi heureux dans l’année 1858. Plusieurs communes importantes, Dunkerque, Gravelines, Bourbourg, Hondschoote ont fourni à M. Lemaire, médecin des épidémies, la matière d’un travail dans lequel il a consigné des observations intéressantes sur les faits très nombreux de grippe, de rougeole, de coqueluche et de fièvre intermittente qui ont régné dans ces localités. Cette dernière maladie surtout a sévi pendant cinq mois sur la population de Dunkerque sont les deux tiers en ont reçu les atteintes. M. le docteur Lemaire attribue ces maladies principalement aux miasmes paludéens qui ont émané des terrains marécageux provenant du curage de la cunette, du canal de ceinture et du creusement du fossé de la lunette n°34. (Annuaire statistique départemental, 1860)

Année 1859
Arrondissement de Dunkerque. La fièvre intermittente a redoublé ses ravages, et au lieu de se borner à la ville de Dunkerque et aux environs de cette cité, comme précédemment a sévi, en 1859, dans presque toutes les communes de l’arrondissement où elle a atteint la moitié environ de la population, du mois de juin à la fin de septembre, et privé ainsi, les campagnes d’une partie importante de ses travailleurs. Le manque d’eau potable, les émanations du sous-sol marécageux, par suite d’une sécheresse exceptionnellement prolongée, sont considérés comme les causes probables de la maladie qui, du reste, n’a donné lieu qu’à une mortalité insignifiante, attribuée à quelques cas spéciaux d’un caractère pernicieux. (Annuaire statistique départemental, 1861)

Année 1860
Les arrondissements de Dunkerque, Hazebrouck, Lille, Douai et Avesnes n’ont donné lieu à aucune observation. (Annuaire statistique départemental, 1862).

Année 1861
Aucune maladie présentant le caractère épidémique n’a été signalée dans les arrondissements de Dunkerque, Lille, Douai et Cambrai. (Annuaire statistique départemental, 1863.)

Année 1862
Arrondissement de Dunkerque. L’arrondissement de Dunkerque est celui qui a eu le plus à souffrir des influences épidémiques. La ville de Dunkerque, qui, déjà à différentes époques, et surtout en 1858, avait été visitée par la grippe, a vu cette affection se manifester par quelques cas isolés dans le mois de janvier, se généraliser dans l’espace de deux mois et frapper les deux tiers de la population. Cette affection, dont le développement a été attribué aux influences atmosphériques, a, du reste, été très bénigne, et aucun cas de décès n’a été constaté.
A la même époque de janvier, quelques cas de varicelle discrète avaient été observés les mois précédents, lorsqu’un jeune homme de vingt-quatre ans, vacciné, avait été en rapport dans une commune de la campagne (6 kilomètres) avec un varioleux, contracte une varioloïde confluente. Ce jeune homme communiqua la maladie aux personnes qui lui donnaient des soins.
Tel est, dit l’auteur du rapport, le point de départ d’une épidémie de variole et de varioloïde et de varicelle qui a atteint son summum d’intensité en mars et s’est éteint en juillet ; ce qui doit, dit-il, faire considérer la contagion comme la cause générale de l’épidémie. Mais ne doit-on pas aussi tenir compte de la constitution médicale, puisqu’avant la maladie de ce jeune homme, on avait déjà observé plusieurs cas de varicelle, et qu’un cas de variole au moins existait dans le voisinage.
Ces trois formes de l’éruption ont existé concurremment dans les proportions suivantes :

Variole bien caractérisée : 36 cas – 29 adultes, 7 enfants, 11 vaccinés, 25 non vaccinés
Varioloïde : 44 cas – adultes : 39, enfants : 5, 1 adulte non vacciné
Varicelle, 13 cas – tous vaccinés
3 hommes ont succombé à la variole et une femme à la varioloïde.

Une femme âgée de 34 ans, non vaccinée, allaitait son enfant, est atteinte de variole ; l’enfant est vacciné le jour où la mère est atteinte, la vaccine a suivi sa marche régulière et l’enfant a été préservé. Le rapport ne dit pas si l’enfant a continué à prendre le sein. Une autre femme, enceinte de six mois, est aussi atteinte de variole confluente, sa grossesse suit son cours et l’accouchement a lieu au terme ordinaire. L’enfant mort-né présente les traces d’une variole contractée dans le sein de sa mère.
La coqueluche a, de février à mai, attaqué 3 femmes et 170 enfants. Cette affection n’a rien offert de particulier. 11 enfants en ont été victimes et ont succombé à des complications pulmonaires ou à des congestions cérébrales.
A la variole à la coqueluche a succédé la rougeole qui a sévi surtout sur les enfants en bas âge, et qui a été très grave pour ceux qui précédemment, avaient été atteints par la coqueluche, qui avait établi pour eux une prédisposition fâcheuse. La maladie a été au contraire, bénigne chez ceux qui étaient dans d’autres conditions.
La ville de Bergues (6.000 habitants) a présenté 4 cas de variole dont 2 suivis de mort, et 8 cas de varioloïde ont été observés. Cette affection a aussi été attribuée à la contagion.
La commune de Socx (728 habitants) a présenté 21 cas de variole, 13 hommes et 8 femmes, 4 vaccinés, 17 non vaccinés. 1 homme et 2 femmes ont succombé.
La fièvre typhoïde a régné dans la commune de Bourbourg ; aucun avis n’en a été donné à l’administration, et le médecin des épidémies n’a pu fournir aucun renseignement précis. Voici, du reste, comment il s’exprime dans son rapport :
« Le nombre de malades a été de 200 environ, composé principalement de jeunes sujets et surtout de jeunes filles. La mortalité a été évaluée à 15 décès. Aucune cause spéciale n’a pu être assignée. Le traitement par les préparations arsenicales a été négatif. La médecine expectante seule a eu de bons résultats. » (Annuaire statistique départemental, 1864)

Année 1863
Aucune affection ayant le caractère épidémique ne s’est présentée dans les arrondissements de Dunkerque et de Cambrai. (Annuaire statistique départemental, 1865)

Année 1864
Dans l’arrondissement de Dunkerque, la seule commune de Rexpoëde (1.883 habitants) a été visitée par la variole, dont l’apparition a coïncidé avec l’arrivée, au commencement de septembre, d’une troupe de bohémiens ayant parmi eux quelques varioleux. L’épidémie régnant encore au moment où cette indication a été donnée, le médecin se réserve de faire un rapport détaillé et complet lorsqu’elle aura entièrement disparu. (Annuaire statistique départemental, 1866)

Année 1865
Variole – cette affection, qui a sévi sur un grand nombre de communes et a présenté un certain caractère de gravité, en raison du nombre d’individus vaccinés et non-vaccinés qui en ont été atteints et victimes, n’a cependant que très peu excité l’attention des autorités locales ; aussi peu de rapports officiels ont été adressés à l’Administration. Il en résulte des tableaux fournis par le service des épidémies les faits suivants :
La maladie, importée comme il a été dit dans le rapport pour l’année 1864, à Rexpoëde, arrondissement de Dunkerque, par une troupe de Bohémiens dans laquelle se trouvaient huit enfants varioleux, a sévi depuis le commencement de novembre jusqu’au mois de mai 1865. Dans ces cinq mois, elle a attaqué 84 individus, 50 hommes et 34 femmes, et a fait 15 victimes (9 hommes et 6 femmes). Sur ce nombre, 53 avaient été vaccinés et n’ont présenté que des varioles modifiées (varioloïdes) ou des varicelles sans gravité ; tandis que les 31 autres n’avaient pas été soumis à la vaccination. Il est à remarquer qu’aucun enfant n’a été atteint. (…)
Angines – (…) 30 cas d’angine couenneuse ont été observés chez des enfants dans la commune de Ghyvelde (1.944 habitants), d’avril en octobre et ont donné lieu à 10 décès
Choléra – Cette épidémie qui, l’année précédente, avait en quelque sorte épargné nos contrées a, pendant le cours de 1866, exercé ses ravages sur le département du Nord. Sur les 660 communes dont il se compose, 150 ont été atteintes par le fléau et compté parmi leurs habitants un assez grand nombre de cas et un chiffre notable de décès. (…) Les localités où la population ouvrière industrielle est le plus compacte sont précisément celles où le choléra s’est développé avec la plus grande énergie. C’est ainsi que les villes de Lille, Roubaix, Valenciennes, Dunkerque, Armentières, Halluin ont eu un nombre considérable de malades, un chiffre élevé de décédés. … (Annuaire statistique départemental, 1867)

Année 1867
Les maladies épidémiques ont été rares dans nos contrées pendant l’année 1867. (Annuaire statistique départemental, 1869)

Année 1868
La santé publique a été généralement bonne dans le département pendant l’année 1868. (Annuaire statistique départemental, 1870)

Année 1869
Aucune grande épidémie comme celle du choléra de 1866 n’a régné dans le Nord pendant l’année 1869, mais des épidémies circonscrites et généralement peu meurtrières se sont montrées sur plusieurs points du département. (Annuaire statistique départemental, 1871)

Année 1870
L’état sanitaire du département du Nord a été moins satisfaisant en 1870 que l’année précédente. Plusieurs épidémies s’y sont montrées sur divers points et ont tourmenté à des degrés variables les populations.
Dans l’arrondissement de Douai et dans celui de Dunkerque, les médecins des épidémies déclarent qu’ils n’ont pas été appelés officiellement à constater d’épidémie dans leur arrondissement respectif, ce qui n’indique point qu’il n’y en a pas eu. (Annuaire statistique départemental, 1872)

Année 1871
L’arrondissement de Dunkerque a été assez éprouvé : à Petite-Synthe sur 2.895 habitants, il y a eu 122 décès ; à Dunkerque sur 33.083 habitants, il y a eu 588 décès civils, plus 18 décès à l’hôpital militaire. Bien que le tableau qui nous donne ces chiffres ne soit accompagné d’aucun renseignement ni d’aucune explication, il n’a pas moins sa valeur ; il nous montre, en effet, que la variole qui ne semble plus vouloir abandonner notre contrée, a fait depuis quelques années plus de victimes que le choléra et que les épidémies les plus meurtrières de ce siècle ; ce qui surprend surtout au milieu de ces désastres, c’est le peu d’empressement, je dirai même la résistance que mettent les populations à enrayer le fléau, à se préserver contre ses atteintes par une opération aussi innocente et aussi peu douloureuse que la revaccination. Pratiquée sur les adultes avec tout le soin convenable et avec le vaccin humain bien cultivé, elle est un préservatif presqu’aussi certain que la vaccine chez l’enfant. (Annuaire statistique départemental, 1873).

Année 1872
L’état sanitaire du département a été assez satisfaisant pendant l’année 1872. (Annuaire statistique départemental, 1874)

Année 1873
L’état sanitaire a été plus satisfaisant encore. (Annuaire statistique départemental, 1875)

Année 1874
Comme en 1873, l’état sanitaire du département a été assez satisfaisant en 1874. Les médecins des épidémies des arrondissements de Douai, d’Avesnes, de Valenciennes et de Dunkerque, n’ont eu, en effet, aucune mission officielle à remplir et ont envoyé des bulletins négatifs. (Annuaire statistique départemental, 1876)

Année 1875
Dans l’arrondissement de Dunkerque, une seule épidémie est signalée par M. Lemaire, médecin des épidémies. Elle a trait à la rougeole, 220 malades ont succombé. Cette épidémie a fait 215 victimes parmi les enfants de la naissance à sept ans, et cinq autres depuis dix jusqu’à vingt-trois ans. Ce sont les complications du côté des voies respiratoires qui ont causé le plus de décès. L’épidémie a duré trois mois, de la fin de décembre 1874 au commencement d’avril 1875. C’est par contagion que la maladie s’est étendue à toute la ville. (Annuaire statistique départemental, 1877)

Année 1876
Les sept arrondissements du département n’ont fourni, sauf ceux de Valenciennes et de Lille, que des rapports négatifs, ce qui peut faire supposer que l’état sanitaire y était satisfaisant. (Annuaire statistique départemental, 1878)

Année 1877
(Pas de renseignement)

Année 1878
Variole – Dans [l’arrondissement] de Dunkerque, d’après le rapport de M. Lemaire, la variole est la maladie qui a encore, cette année, causé le plus de ravages. Au chef-lieu, la maladie a été importée par un batelier venant de la Belgique ; elle s’y est propagées par un défaut d’isolement des malades et a atteint un bon nombre d’enfants, par suite de la négligence des parents qui ne font pas vacciner leurs enfants en temps opportun ; l’absence de revaccination chez les adultes a fourni également un aliment à la maladie, qui s’est montrée chez 90 adultes, parmi lesquelles elle a fait 19 victimes. C’est à la suite d’arrivée de bélandres venant de la Belgique que la variole a éclaté à Coudekerque-Branche et y a revêtu le caractère épidémique. (…)
Fièvre typhoïde – La fièvre typhoïde s’est manifestée à Dunkerque du mois de juillet au mois de septembre. D’après le rapport de M. Lemaire, elle a attaqué 43 personnes, tant adultes qu’enfants, elle a fait 12 victimes ; elle a sévi particulièrement sur la partie la plus misérable de la population, et dans les habitations les plus malsaines ; elle n’y a pas été importée mais a pris naissance sur place.
Rougeole – A Dunkerque, la rougeole a débuté, sans cause appréciable, avant la variole ; les cas de mort qui ont eu lieu sont attribués à des complications du côté des voies respiratoires.  (Annuaire statistique départemental, 1880)

Année 1879
L’état sanitaire a été assez satisfaisant pendant le cours de l’année 1879.
Rougeole – A Dunkerque, 42 [décès] sur un nombre de cas indéterminé
Coqueluche – A Dunkerque, de juillet à décembre, il y a eu 60 décès sur un nombre indéterminé de malades.
Dans l’arrondissement de Dunkerque, une épidémie de rougeole a sévi au chef-lieu de cet arrondissement ; il y a eu 84 décès : 25 hommes, 17 femmes et 42 enfants. Ces décès ont eu lieu, pour la plupart, à la suite de complications de pneumonie et de méningite, surtout chez les enfants. La coqueluche a fait aussi, dans la même ville 60 victimes chez les enfants de moins de cinq ans ; ici, ce sont ; ici, ce sont les complications du côté des poumons qui ont joué le principal rôle. (Annuaire statistique départemental, 1881)

Année 1880
(Pas de renseignements)

Année 1881
(Pas de renseignement significatif)

Année 1882
On ne signale dans l’arrondissement de Dunkerque aucune épidémie de fièvre typhoïde. (…) Dans l’arrondissement de Dunkerque, la variole a régné à l’état épidémique dans la commune de West-Cappel dont la population est de 866 âmes, 37 personnes ont été atteintes dont 6 ont succombé. (Annuaire statistique départemental, 1884)

Année 1883
(Pas de renseignement)

Année 1884
Variole – A st-Pol, près de Dunkerque, il y a eu 7 personnes atteintes parmi lesquelles il y a eu 2 décès.
Diphtérie – A Bergues, arrondissement de Dunkerque, le nombre des enfants atteints a été de 31, il y a eu 31 décès : 11 garçons et 20 filles. – A Dunkerque, la maladie n’a pas seulement régné sur les enfants mais s’est attaquée aux adultes, 30 décès ont été constatés. (Annuaire statistique départemental, 1886)

Année 1885
(Pas de renseignements)

Année 1886
Fièvre typhoïde – A Dunkerque, de nombreux cas de fièvre typhoïde se sont manifestés dans un quartier voisin de la gare du chemin de fer du Nord.
Diphtérie et croup – Dans l’arrondissement de Dunkerque, deux épidémies ont été constatées : à Coudekerque, le nombre de personnes atteintes est évalué à 40 et il y a eu 8 décès ; - à Watten, le nombre de personnes atteintes a été de 70 et il y a eu 4 décès.
Rougeole – A Gravelines, l’épidémie a sévi surtout au Petit-Fort-Philippe, aux Huttes et au Grand-Fort-Philippe. Le nombre des enfants atteints est évalué à 400 et celui des décès à 40. (Annuaire statistique départemental, 1888)
Année 1887
(Pas de renseignements)

Année 1888
Variole – la variole a fait de très nombreuses victimes. Importée à Dunkerque par l’équipage d’un navire venu de Buenos-Aires, elle a frappé dans la ville 100 personnes, causant 10 décès, et de là, s’est répandue dans les communes voisines. (Annuaire statistique départemental, 1890)

Année 1889
(Pas de renseignement)

Année 1890
Fièvre typhoïde – La fièvre typhoïde reconnait généralement pour causes primordiales l’insalubrité des habitations ou l’emploi d’une eau alimentaire contaminée. Elle a été observée à Lille où elle a donné lieu à 48 décès, à Roubaix 36, à Dunkerque 25, à Armentières 21, à Tourcoing 15, à Halluin 12, à Valenciennes 11. Elle a également fait des victimes à (…) Coudekerque (…).
Croup et angine diphtérique -  Les communes les plus éprouvées ont été : Lille 102 décès, Tourcoing 79, Dunkerque 30, Roubaix 29, Annœullin 24, Comines 20, viennent ensuite Armentières, Frelinghien, Hellemmes, La Madeleine, Merville, Vieux-Condé, Wervicq-sud, Wattrelos, Wattignies, Coudekerque, Rosendaël, Lomme, Mouveaux, Roncq.
Rougeole – Les épidémies de rougeole sont toujours très nombreuses. C’est surtout pendant les deux mois de froid intense que la mortalité s’est accentuée… à Dunkerque, 29 [décès].
Péritonite et fièvres puerpérales – Une épidémie de cette nature a été observée à Dunkerque. Elle a atteint 10 personnes et occasionné 2 décès.
Influenza ou grippe – cette maladie épidémique, qui sévissait à la fin de 1889, a continué sa marche pendant les premiers mois de 1890. Elle a atteint les 3/5 de la population. Les décès ont frappé surtout les personnes qui souffraient déjà d’affections pulmonaires. (Annuaire statistique départemental, 1892)

Année 1891
Variole – La variole a sévi (…) à Armbouts-Cappel.
Fièvre typhoïde – On l’a observée à (…) Dunkerque, St-Pierrebroucq, Les Moëres…
Rougeole – La rougeole s’est également montrée sous la forme épidémique à (…) Gravelines, Broxeele, … (Annuaire statistique départemental, 1893)

Année 1892
Choléra asiatique – L’arrondissement de Dunkerque a surtout été éprouvé par cette redoutable maladie. Il y eut à Dunkerque 57 cas, dont 35 décès ; le choléra a sévi successivement dans 23 communes environnantes, notamment à Steene, Coudekerque-Branche, Rosendaël, Grand-Fort-Philippe. Au total compte 219 cas et 104 décès. Les municipalités ont montré le plus grand zèle pour lutter contre le fléau.
Coqueluche – Elle a existé à l’état endémique à Dunkerque, Lille et Roubaix.
Fièvre typhoïde – la fièvre typhoïde a été constatée à Rosendaël (et à Nieppe) ; elle n’a occasionné aucun décès dans ces deux communes. (Annuaire statistique départemental, 1894)

Année 1893
Fièvre typhoïde – Elle a été signalée dans les communes de Rosendaël et de West-Cappel, appartenant à l’arrondissement de Dunkerque, mais elle n’a pas revêtu de caractère épidémique.
Variole – Quelques cas se manifestèrent dans la ville de Dunkerque, ils se localisèrent tous dans la même maison.
Diphtérie – Cette terrible maladie a été constatée dans toute l’étendue de l’arrondissement de Dunkerque.
Scarlatine – Elle a envahi les arrondissements d’Avesnes et de Dunkerque.
Rougeole – la rougeole a régné avec intensité dans le département, sauf dans l’arrondissement de Dunkerque.
Coqueluche – La coqueluche a été observée à l’état épidémique dans les arrondissements de Lille, de Dunkerque et d’Avesnes. Elle a occasionné moins de décès que les années précédentes.
Choléra – Le choléra s’est montré en divers points de l’arrondissement de Dunkerque, à St-Pol-sur-Mer, à Bray-Dunes, à Rosendaël ; c’était la continuation de l’épidémie de l’année précédente. Il y eut deux décès et sept cas non mortels à Rosendaël, et deux décès et trois cas à Dunkerque. Des mesures très rigoureuses de désinfection et d’isolement furent prises dès le début, et le fléau ne se propagea pas. (Annuaire statistique départemental, 1895)

Année 1894
Fièvre typhoïde – La fièvre typhoïde a régné dans tous les arrondissements, sauf celui d’Avesnes. (…) On a constaté (…) 62 cas et 16 décès à Dunkerque. Parmi les autres communes atteintes par le fléau, se trouvent notamment celles de Grand-Fort-Philippe, St-Pol-sur-Mer, Coudekerque-Branche (…).
Scarlatine – Il y a eu dans la ville de Dunkerque plus de 150 cas suivis d’un seul décès.
Rougeole – la rougeole a régné dans les arrondissements d’Avesnes, Cambrai, Douai, Lille et Valenciennes. Elle a surtout sévi avec intensité dans les communes de Roost-Warendin, Hondschoote et Hergnies.
Coqueluche – La coqueluche a été signalée dans les arrondissements de Dunkerque, Hazebrouck, Avesnes et Lille. Les cas ont été nombreux à Dunkerque, Bollezeele, Socx, … (Annuaire statistique départemental, 1896)


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