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jeudi 29 mars 2018

au cimetière allemand de Frasnoy

Proche du Quesnoy, entre Orsinval et Gommegnies, loin du centre du village de Frasnoy, se trouve le cimetière militaire allemand. Proche de la ville fortifiée du Quesnoy, le village a souvent subi les combats tout au long de l'histoire. La Grande guerre ne fait pas exception. Dans le cimetière allemand de Frasnoy sont rassemblés 4 447 corps de soldat allemands, dont 3 038 tombes et 1 449 anonymes en ossuaire.









mercredi 28 mars 2018

au coeur de Bavay

Bavay dans le Nord est le point de départ de sept chaussées Brunehaut.
Placée au centre d’un nœud routier, Bavay était le passage obligé entre la Germanie et le port de Boulogne-sur-Mer, tête de pont vers la Bretagne (Grande-Bretagne actuelle)et siège de la Classis Britannica
   

Les autres voies, sept au total, reliaient la cité des Nerviens aux capitales des cités des peuples voisins (Amiens via Arras, Tongres, Cassel, Trèves à l’est et Reims au sud). Sa position est stratégique sur le plan militaire, mais très vite ces voies à vocation militaire (le futur empereur Tibère transite à Bavay avec ses armées vers l'an 4) sont utilisées à des fins commerciales.

 
 
Au centre de la place du bourg, une colonne heptagonale monumentale, érigée en 1872, surmontée de la statue de Brunehaut, reine d’Austrasie, mentionne, sur ses sept faces, sept directions. Les destinations en sont des capitales administratives de la Gaule belgique.


lundi 5 mars 2018

autour du château de Nampont (Somme)


Dans le département de la Somme, pas très loin de la limite avec le Pas-de-Calais, le "château" de Nampont est en fait une maison-forte, sise à l'exterieur du village.


Le fief de Nampont est cité dès 858 et appartint à la famille de Nampont jusqu'à la fin du XIIIe siècle puis à la famille de Bernâtre en 1335 avant d'échoir à la famille du Quesnoy en 1377. Après 1380 fut construite la porterie d'entrée. Au XVe siècle, Jean de Biencourt fut seigneur de Nampont. La seigneurie passa ensuite à Josse de Vaudricourt qui épousa Marie de Biencourt.
François Ier réunit, dans le château, les membres du parlement de Paris, en 1517, pour ratifier le Concordat de Bologne.
En 1635, les troupes du roi d'Espagne pillèrent le château. Il fut par la suite reconverti en poste douanier pour la perception de la gabelle.


En 1570, Anne de Vaudricourt transmet ses biens à la famille de Monchy d'Hocquincourt qui finit par vendre le château en 1712 à Becquin qui effectua les réparations nécessaires après les invasions espagnoles. La famille du Maisniel nouveau propriétaire poursuivit les réparations. Gédéon du Maisniel, propriétaire à partir de 1798, remplaça le pont-levis par un pont dormant et fit apposer ses armoiries à l'entrée.
 

La maison forte de Nampont est un édifice polygonal du XVe siècle construit autour d'une cour rectangulaire protégée par des douves en eau, alimentées par des sources. Une tour ronde au nord-est renforce le système défensif. Au sud-est, l'entrée est composée d'une porte charretière et d'une poterne aujourd'hui bouchée. Cette entrée était défendue par deux tours en éperon. Un pont-levis permettait de franchir les douves à chaque porte. Sont encore visibles les consoles de mâchicoulis construites au XVe siècle, postérieurement à la construction de l'entrée. Jadis pourvus d'un chemin de ronde dont il ne subsiste que quelques éléments, les murs défensifs sont percés de nombreuses meurtrières en pierre dure.
Au XVIe siècle, le système défensif est modifié pour être adapté à l'artillerie : des bouches à feu rectangulaires à double ébrasement sont percées à la base des tours en éperon, sur le flanc est et à la base de la tour ronde. Au nord, sont percées des canonnières arrondies.
 
 
Un puits octogonal ouvragé demeure dans un coin de la cour intérieure. Au nord, une tourelle d'escalier permet d'accéder aux étages supérieurs. La reconstruction du XVIIe siècle a gardé une partie du chemin de ronde percé de deux meurtrières ébrasées. Il donne accès au second niveau qui à partir de 1725, sert de poste de perception pour la gabelle.
En 1944, la courtine ouest avec un tour qui abritait des bâtiments agricoles est détruite par les bombardements. Des restaurations contemporaines visent en particulier à réparer les dommages de la Seconde Guerre mondiale.