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vendredi 27 mai 2016

les vies du quartier Pagézy de Dunkerque

Les Dunkerquois sont habitués à cette caserne qui n'est plus désormais qu'une vaste batisse vide. Loin le temps où y était établi le CM20... De la présence de l'armée de terre ne reste plus que le CIRAT qui assure information et recrutement pour cette armée, le commandant de place n'y a même plus ses bureaux puisque cette fonction est dévolue au commandant maritime, à l'Hôtel de la Marine quai de la citadelle depuis la restauration du CoMar à Dunkerque au milieu des années soixante-dix...

Retour donc sur l'histoire de cette imposante bâtisse... 

LE QUARTIER EUGENE PAGESY
 
In Maurice Million, « La défense avancée de Dunkerque à travers les âges », 1968, 167 pages, pp.161-162

Le quartier Eugène Pagézy encore appelé caserne Pagézy est situé 27 et 29 quai des Jardins à Dunkerque. L’entrée principale se trouve le long du canal de Jonction. Une grande porte manœuvrée par le militaire de service donne sur une petite cour qui permet l’accès dans les nombreux bureaux du quartier en particulier à celui du Commandant de la Place et à celui de son capitaine-adjoint.
Cette caserne était à l’origine une filature qui a conservé malgré les modifications successives l’aspect architectural des filatures du siècle dernier.
 
En 1840, du côté du Pont Royal, vers l’emplacement de la rue Marengo ouverte en 1850, une fabrique, vaste bâtiment à étage était construite. Elle se livrait au tissage des toiles à sac et employait aussi des femmes qui confectionnaient à domicile des sacs pour le commerce. Broquant et Slembrouck en furent les propriétaires. Hélas ! l’activité de l’usine cessa et la filature devint la propriété de la ville.
 
En 1872 dans cette fabrique désaffectée, l’administration municipale installe le Mont de Piété trop étroit dans les dépendances du musée rue Benjamin Morel. La porte d’entrée était rue Marengo du côté de la façade principale. Entre temps, le Mont de Piété était devenu la caisse de Crédit municipal.
 
Pendant la guerre 1914-1918, la grande cave servit de dortoir et une tranchée avait été creusée sous la cave ; les occupants s’y réfugiaient pendant les bombardements.
 
L’immeuble fut vendu à l’autorité militaire qui de 1936 à 1939 en fit un quartier pour y installer les bureaux du centre mobilisateur, le bureau de la place et une section de militaires.
De nombreuses salles ont été aménagées pour recevoir des militaires de passage dans notre ville.
 

Le nom de général de corps d’armée Eugène Pagézy fut donné à l’établissement car il était, comme commandant de la première région à Lille, l’animateur et le responsable des travaux.
 
En 1940, une soupe populaire fut installée dans les salles du quartier, ce qui rendit de grands services à la population. En 1945, des prisonniers allemands l’occupaient.
 
De nos jours, elle est le siège du centre mobilisateur numéro 20 et le siège social de l’association des officiers de réserve et de l’amicale des sous-officiers de réserve de l’arrondissement de Dunkerque. Parfois de belles conférences y sont données par les officiers d’état-major ; la salle de conférence sert aussi de salle de réception pour les grands chefs.
La bibliothèque de la garnison est installée à la caserne Pagézy. Si les militaires n’y sont pas très nombreux, il y règne une animation permanente occasionnée par la présence des nombreux bureaux.

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