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mardi 4 août 2015

en passant par l'abbaye de Marchiennes

Le monastère est fondé vers 630 par des moines irlandais, disciples de saint Colomban, et par le duc de Douai, sur les conseils de saint Amand. Marchiennes est alors un monastère d’hommes. Un an près la mort d’Adalbert I d'Ostrevent en 642, sa veuve, Rictrude fait de l’établissement un monastère double. Rictrude en est la première abbesse. On compte parmi les fondateurs, outre Adalbaud et Rictrude, sainte Eusébie, patronne de Wandignies-Hamage. Durant des siècles, malgré les guerres et les invasions, le monastère réussit à faire prospérer la ville et la région grâce au défrichage, au drainage et à l'exploitation des marais et des tourbières. 
 
Par deux fois, il est ravagé par les Normands au IXe siècle. À la fin du Xe siècle, il ne reste de la communauté masculine que quelques chanoines.
En 1024, Marchiennes redevient monastère d’hommes, et adopte, comme beaucoup d'autres en Europe, la règle de saint Benoît, remplaçant peu à peu les austères règles irlandaises du courant colombanien. La communauté devient l'une des principales abbayes du Nord de la France.
en 1133, les reliques de sainte Eusébie sont transportées à Marchiennes. Les os y sont montrés, « sains et entiers, aux fidèles, aux religieuses et aux enfants des écoles »
 
Au XVIe siècle, l’abbaye bénéficie des largesses d'un moine brugeois mécène. Elle soutient la création d'un collège à l'université de Douai entre 1564 et 1570. Mais, en août 1566, elle est ravagée par les « Gueux » qui détruisent la plus grande partie de ses œuvres d'art.
 
Son activité persiste ensuite jusqu'au XVIIIe siècle, qui lui est fatal par deux événements : le siège de 1712 et la Révolution. En 1712, lors du siège de Marchiennes, abbaye et ville sont bombardées durant quatre jours et partiellement détruites. Une restauration est entreprise. La plupart des bâtiments subsistant aujourd'hui datent de cette époque. Survient ensuite la Révolution, qui chasse les bénédictins. En 1791, ils quittent définitivement l'abbaye. N'en reste plus que le logis d'entrée aujourd'hui occupé par la Mairie, l'ancienne brasserie et quelques batiments en cours de rénovation...






L'ancien logis d'entrée, de 1748, aujourd'hui mairie









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