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mardi 3 février 2015

Une forêt engloutie entre la France et l'Angleterre

source : Europe 1,

SCIENCES - Une plongeuse a découvert par hasard en mer du Nord la forêt qui reliait la France et l'Angleterre il y a 10.000 ans.
A l'occasion d'une plongée en mer du Nord, une océanographe a fait une découverte surprenante, rapportée par le Washington Post. Dawn Watson est en effet tombée sur les vestiges de ce qui serait, selon les scientifiques, la forêt préhistorique qui reliait la France et l'Angleterre, engloutie il y a 6.000 ans. 

"Doggerland" ou quand la mer du Nord n'existait pas. La forêt a été découverte alors que Dawn Watson plongeait au large de la côte de Norfolk, à environ 200 kilomètres au nord-est de Londres.

"J'ai d'abord pensé que c'était des pièces d'épaves", a raconté Dawn Watson à la BBC. "Ça ressemblait à une pièce de coque", a-t-elle ajouté avant qu'elle se rende compte qu'il s'agissait de troncs entiers d'arbres et de branches recouverts d'algues.
 
Le "paradis du Mésolithique". Les géologues connaissent bien cette forêt qui se dressait il y a 10.000 ans, à une époque de glaciation, entre la France et l'Angleterre sur une terre appelée Doggerland. Lors de cette époque de glaciation, le niveau de la mer était plus bas d'une centaine de mètres que celui d'aujourd'hui. Ce qui permettait aux peuplades locales du Mésolithique de se déplacer sur la terre ferme, là où maintenant naviguent les porte-conteneurs géants.


 "Il y a 10.000 ans, cet espace était même un des plus riches en matière de chasse, de capture d'oiseaux et de pêche en Europe", rapporte Bernhard Weninger de l'université de Cologne. On y trouvait "un bassin important d'eau de source, alimenté par la Tamise à l'ouest et par le Rhin à l'est", explique le scientifique qui voit dans le Doggerland, "le paradis du Mésolithique".
 
Une forêt engloutie à la dernière fonte des glaces. Ce n'est qu'avec la fonte des glaces que la mer est monté peu à peu, engloutissant définitivement la forêt de Doggerland il y a 6.000 ans. L'océanographe Dawn Watson pense que si les vestiges de la forêt sont désormais visibles, c'est grâce à une tempête qui a touché la côte du comté de Norfolk en 2013.

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