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lundi 1 octobre 2012

un miracle de Saint-Géry


Trad. de M. Rouche, Cambrai 1984, p. 10-12


Après cela, comme le bienheureux pontife saint Géry se tenait à Famars voici qu’un marchand menait sur la route quelques esclaves les mains attachées qu’il désirait vendre. Le bienheureux pontife le supplia avec d’humbles prières de les délivrer. Il n’obtint rien. Alors il implora le secours divin pour qu’il ordonnât de délivrer les prisonniers but du bienheureux pontife que le négociant avait refusé. Lorsque ce dernier s’en fut dormir dans une auberge, par la volonté de Dieu, les opprimés qui étaient tenus dans des chaînes, sortant de leur sommeil, vinrent dans l’église en présence du bienheureux pontife. Lorsque le négociant étonné eut appris que les enchaînés s’étaient soustraits par la fuite, il pensa que la prière du bienheureux pontife les avait conduits là. Il se hâta rapidement pour aller auprès de saint Géry et les trouva devant lui délivrés, eux qu’il tenait il y a peu de temps liés.

Le bienheureux pontife passa aussi son épiscopat heureusement et dans une grande vénération pendant trente-neuf années. Il se fit toujours en effet remarquer par de nombreux signes. Il mourut le trois des Ides d’Août avec l’aide du Seigneur dans la paix et il fut enterré dans la basilique de Saint-Médard qu’il avait ordonné de faire construire de son vivant, à l’endroit où il avait fait détruire les idoles. Elle est située sur la colline dans la cité de Cambrai.

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