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mardi 31 janvier 2017

ces petits clins d'oeil interdits aux néophytes

Digue de Malo, sur la plage de Dunkerque, où on survécut aux deux guerres les fameuses villas, toutes dans des styles différents, trahissant les modes et l'éclectisme de la bourgeoisie des XIXe et début du XXe siècle, côtoyées par les immeubles nés de la reconstruction et de l'avènement du tourisme de masse, avrec plus ou moins de bon goût, se dresse une maison, jouxtant une villa de style muaresque, surmontée d'un dôme répondant à celui des Bains Dunkerquois... De fait, elle éclipse celle qui nous intéresse ce jour... Elle n'est pas "grandiose", ni exubérante... Elle porte seulement sur le bow-windows un simple nom..."Lakmé"..


Un nom pour le moins exotique et fort peu usité en nos contrées... Pourtant, le badaud que je suis ne peux jamais s'empecher d'avoir une petite musique en tête en passant devant elle, le "duo des fleurs" de Leo Delibes... que beaucoup connaissent à cause d'une publicité pour un parfum il y a quelques années mais sans jamais savoir nommer le compositeur.

Un air d'opéra qui, côté vocalise, est un morceau de bravoure... Malheureusement rien ne nous dit que la villa fut une villégiature de Delibes, mais certainement sa notoriété à l'époque, valait bien un nom à la batisse qui se dresse face à la l'estran...

 Clément Philibert Léo Delibes, connu comme Léo Delibes, est un compositeur français né à Saint-Germain-du-Val (aujourd’hui agglomération de La Flèche / Sarthe)en et mort à Paris en.

Léo Delibes est le fils d'un père postier — mort prématurément — et d'une mère musicienne amateur talentueuse. Il réside chez sa belle-mère Mademoiselle Denain à Clichy dans les Hauts-de-Seine. Il étudia au Conservatoire de Paris avec Adolphe Adam et obtint un premier prix de solfège en 1850. En 1866, lors de la création du ballet La Source, composé en collaboration avec un spécialiste du genre, Léon Minkus, les pages écrites par Delibes attirèrent l'attention des musiciens et des ballettomanes. Plus tard, on confia à Léo Delibes seul, la composition d'un nouveau ballet, Coppélia, ou la fille aux yeux d'émail. Créé à l’Opéra de Paris en 1870, ce fut un triomphe. Basé sur une histoire de l’écrivain allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, il conte la destinée du vieux Dr Coppelius et de sa poupée Coppélia. En 1874, il mit en musique un texte posthume d'Alfred de Musset intitulé Nous venions de voir le taureau, sous le nom Les Filles de Cadix. En 1876, il publia Sylvia ou la Nymphe de Diane, ballet dont l’action se déroule en Grèce. Grand amateur de danse, Tchaïkovski admirait ces deux ballets. En 1882, Delibes écrivit un pastiche d’airs et de danses anciens pour Le Roi s’amuse de Victor Hugo, qui avait fourni plus tôt le sujet du Rigoletto de Verdi.
 
Son célèbre opéra Lakmé, qui narre l’amour impossible d’un officier britannique et de la fille d’un prêtre de Brahma dans l’Inde du XIXe siècle, confirma sa gloire. La Scène et légende de la fille du paria, dit Air des clochettes est un morceau de bravoure pour les sopranos coloratures. Son duo Lakmé/Gérald D’où viens-tu ? Que veux-tu ? est également fameux, ainsi que le Duo des fleurs de l'acte I entre Lakmé et sa servante Mallika. En 1884, Delibes est élu membre de l’Académie des beaux-arts.
 
Delibes reste dans les mémoires comme un maître de la tradition musicale française, légère et mélodieuse, comme il le proclamait lui-même : « Pour ma part, je suis reconnaissant à Wagner des émotions très vives qu’il m’a fait ressentir, des enthousiasmes qu’il a soulevés en moi. Mais si, comme auditeur, j’ai voué au maître allemand une profonde admiration, je me refuse, comme producteur, à l’imiter. »
Delibes mourut en laissant un opéra inachevé, Kassya, qui sera orchestré par Jules Massenet.
En 1957, l'une de ses mélodies, Les Filles de Cadix, sous le nom The Maids of Cadiz, fut interprétée par Miles Davis et orchestrée par Gil Evans pour l'album Miles Ahead.
 

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