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lundi 19 août 2013

A Saint-Etienne de Lille

 Les églises du centre de ville de Lille, rassemblées sous le vocable de paroisse Saint-Eubert (l'un des compagnons de Saint-Piat, honoré à Seclin), l'un des premiers évangélisateurs de Flandre, rassemble Saint-Sauveur, Saint-Maurice et Saint-Etienne, sise rue de l'Hopital Militaire, voisine de l'Hôtel Scrive. Parmi les plus grandes églises de style jésuite de France, elle a été classée Monument Historique en 1987.
  
 La façade de l'église, de 29 mètres de haut, est en pierre de taille et la rue de l'Hôpital-Militaire, très étroite, en accentue l'impression de hauteur. Son style est résolument classique et s'inspire du baroque inspiré de l'église du Gesù à Rome (siège de l'Ordre).

 C'est avec le soutien de l'évèque Jean Vendeville qu'un groupe de jésuites, arrivés à Lille en 1562, reprit la charge du collège municipal, fondé en 1529. En 1606, les Jésuites entreprirent la construction de la chapelle qui s'acheva quatre ans plus tard mais un incendie la dévaste le 8 octobre 1740 ainsi que tout son mobilier dont plusieurs tableaux de Rubens.


Elle est reconstruite à partir de 1743 par l'architecte François-Joseph Gombert selon les plans de Dominique Delesalle. Les travaux sont retardés par la guerre de Succession d'Autriche en 1744 et par le siège de Tournai en 1745 et ne sont achevés que fin 1748. Sa consécration par l'évêque de Tournai n'intervient qu'en 1750.

  
L'église sert de chapelle au collège des jésuites jusqu'à leur expulsion de France en 1765 puis devient alors celle du collège communal qui est déplacé place aux Bleuets en 1767. À partir de 1778, le bâtiment de l'ancien collège devient un hôpital militaire (l'Hotel Scrive) et la chapelle de l'Immaculée Conception, la chapelle de l'hôpital où les 434 députés des trois ordres du bailliage de Lille se réunissent en mars 1789 pour préparer les États généraux de 1789.

En 1796, elle devient l'église paroissiale Saint-Étienne car l'ancienne église de la paroisse Saint-Étienne avait été détruite par un incendie en 1793 lors du siège de la ville par les Autrichiens. Elle était la plus célèbre, celle des bourgeois et des manants primitifs. Elle se dressait alors au coin nord de la Grand'Place



   
 Dans le chœur, derrière l'autel, on peut admirer une peinture de Victor Mottez, la Lapidation de saint-Étienne, réalisée en 1837.







La chaire de vérité est remarquable : elle est l'œuvre du sculpteur François Rude. Réalisée entre 1825 et 1828, elle est composée d'un abat-voix surmonté d'un ange et d'angelots tandis que la Foi et l'Espérance soutiennent la cuve ornée d'un bas-relief représentant la lapidation de saint-Étienne. 


  

Le grand orgue est une construction de la maison Daublaine Callinet et date de 1840. Modifié à quatre reprises, il possède aujourd'hui 39 jeux sur 3 claviers et pédalier.




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