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mercredi 1 mai 2013

le culte de saint-Gohard, une tradition bien ancrée...

Parce que la neuvaine de Saint-Gohard commence comme chaque année le 1er mai, il est utile de rappeler comme les saints ont, en Flandre, une importance capitale. 
  

Terre évangélisée parmi les dernières d'Occident, en plaine région de germanité, la Flandre intérieure reste une "terre de chrétienté", alors que les villes, industrialisées très tôt, sont sont devenues des terres de missions de l'intérieur. En campagne flamande, parce que l'action des missionnaires du Haut Moyen Âge eut fort à faire pour recouvrir le vernis païen, notamment pour les moines venus d'Irlande dans le vaste mouvement initié par St-Colomban, les marques de la présence chrétienne sont encore fortes. Avec cela s'ajoute les superstitions et surtout les reliquats de la Contre-Réforme puisqu'en ces terres, le Protestantisme fit florès.
L'on compte un grand nombre de saints intercesseurs en Flandre, beaucoup d'ailleurs recevant un culte sur les lieux même de dévotion païenne, qu'ils soient germaniques ou romains. faut-il voir dans la multitude des saints intercesseurs un syncrétisme voulant remplacer les dieux nombreux dont chacun avaient une spécialité? Le débat n'a pas à avoir lieu en cette page... a cela s'ajoute les cultes votifs comme celui de Notre-Dame-du-Fief à Bailleul, en action de grâce et les multiples chapelles érigées partout sur les terres lourdes de Flandre...
   
   
A Arnèke, le culte de Saint-Gohard est millénaire et profondément attaché à l'histoire de la Paroisse. Moine d'Altach, monastère bavarois, Gohard prend la fuite pour refuser la charge d'abbé qu'on lui destine : excès d'humilité? Peur de la charge? Rien ne permet de le dire. Il se rend alors à Thérouanne (diocèse disparu à la destruction de la ville par Charles Quint au XVIe siècle) où le siège épiscopal a besoin de missionnaires car les campagnes sont rétives à l'évangélisation. C'est donc vers 995 qu'il est envoyé prêcher en ces terres sombres et sauvages. Entre 999 et 1002, le voilà donc curé de la paroisse d'Arnèke. L'année suivante, il réintègre son monastère dont il devient abbé. Quelques années plus tard, on le nomme à la tête de l'Evêché d'Hildesheim en Allemagne et rend l'âme en 1038.
  

 Vénéré depuis des siècles en cette paroisse de Flandre intérieure, on le prie comme intercesseur contre les maladies des os, les rhumatismes, les longues maladies et les maladies incurables, qu'il s'agisse de cancers, de leucémies et plus récemment du SIDA. Sa neuvaine constitue donc le temps fort de l'année religieuse en cette paroisse...

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