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mardi 2 octobre 2012

billet d'humeur : dernière mise en bière


C'est fait, la fée taxation est passée et le demi (enfin le 25 cl) d'or liquide voit son prix s'envoler... jusqu'à 30 % pour les bières achetées en grande surface? 

Et pourquoi ? 
Pour renflouer le déficit abyssal de la Sécurité Sociale, dont on ne dira jamais assez l'utilité et la nécessité pour un état moderne que de protéger la santé de tous les membres de la communauté, quels qu'ils soient...

Mais voilà, le déficit de la Sécurité Social est surtout le fruit de la crise : moins de travailleurs donc moins de cotisants, plus de dépendants avec l'allongement de la durée de vie et une branche maladie surchargée par la dureté du travail dans nos sociétés de plus en plus déshumanisées.
Seulement, si on fait étude rétrospective sur toutes les taxes et vignettes censées renflouer le tonneau des Danaïdes de la Sécu, elle devrait être plus qu'excédentaire.

Nouvelle solution pour problème ancien, l'an dernier on taxait les sodas, cette année c'est la bière... et demain ?

Or dans notre région, comme dans l'est de la France, la bière est une boisson traditionnelle dont on a fait la promotion par les arguments de Pasteur faisant de la bière un aliment hygiénique. Chaque ville, chaque village avait ses petites brasseries dont la prospérité reposait sur une réseau d'estaminets mais aussi de particuliers qui buvaient de la bière légère car l'eau n'était que rarement potable, surtout en ville.

La guerre de 14-18 a fait fermer nombre de brasseries, les anciens soldats revenaient sevrés au vin par l'intendance militaire  et avaient rapporté l'habitude à la maison.
Puis avec la société de consommation, la bière a encore reculé : eau en bouteille, sodas, etc... 

la bière maintenant - et c'est un non buveur qui l'écrit - c'est apprécier un art de vivre, un moment qu'on partage entre amis, c'est deviner les arômes et jouir de son amertume... alors si même ce petit plaisir n'est même plus sacré... Que vont donc devenir les micro-brasseries qui renaissaient et subissaient déjà de plein fouet les hausses des matières premières, jouent sur la qualité plus que la quantité en faisant même renaître des recettes oubliées? C'est un métier et un patrimoine qu'on assassine... Une bonne bière ne sera jamais pire qu'un mauvais vin...

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