mercredi 5 juillet 2017

Aspects de la propagande allemande dans le Nord/Pas-de-Calais en 1940 (extrait)



par Étienne DEJONGHE
in : MEMOR (mémoire de l'occupation et de la résistance en zone interdite) bulletin
d'information n° 12 décembre 1990.
[…]

L'arme séparatiste
L'idée selon laquelle le Nord et le Pas-de-Calais étaient une ancienne marche
germanique qu'il s'agissait de reconquérir n'était pas nouvelle. On la trouvait dans les
ouvrages des auteurs pangermanistes du siècle précédent et, avant eux, dans les
écrits de certains romantiques. Le chancelier Bethman-Hollweg et Streseman
l'avaient reprise en 1915 quand ils avaient voulu définir les buts de guerre de
l'Allemagne impériale. La défaite de la France en 1940 réveilla les vieux appétits. La
volonté de les satisfaire inspira les projets de traité de paix élaborés à la hâte, à
Berlin au ministère de l'intérieur (projet Stuckart) et par les groupes industriels. De
même le Deutschland Aussland Institut constitua en juillet 1940 un dossier sur les
fondements et ethniques de l'État français dans lequel cartes et rapports prouvèrent
à l'envi que la soi-disant grande nation n'était en fait qu'un assemblage artificiel de
races diverses. Cela était vrai en particulier des départements du Nord où le vieux
fond germanique avait été enrichi par l'apport de l'émigration belge et celle plus
récente des polonais « Volksdeutche » dont une mission avait découvert avec
ravissement l'existence : « ils sont plusieurs milliers politiquement récupérables du
fait que les mauvais traitements des français les ont à jamais guéris de toute
fraternisation internationale ».
 
Sur le terrain , il est manifeste que les officiers et les administrateurs allemands, qu'il
fussent ou non nazis, partageaient au début, les vues des extrémistes flamands.
« Nous étions persuadés » confia plus tard le conseiller militaire Carlo Schmid au
secrétaire de la Chambre de Commerce de Lille, « que nous étions en présence d'un
pays flamand qu'il fallait rééduquer ». Avec stupeur, les habitants de la région
découvrirent que les affiches allemandes apposées sur les murs étaient trilingues.
Dans quelques Frontstalags, des prisonniers français d'origine flamande reçurent
promesse d'être libérés contre reconnaissance de leur vraie nationalité. mais
l'euphorie de la victoire semblait autoriser des expériences plus audacieuses. C'est
ainsi que l'O.K.H. avait interdit le retour dans l'arrondissement de Dunkerque, des
réfugiés portant un non à consonance latine et que l'O.F.K. songea un moment à
installer dans sa circonscription des écoles néerlandophones, qui seraient servies
pas des maîtres venus de Belgique. Bref, la conjoncture ne pouvait être meilleure
pour l'abbé J.-M. Gantois décidé à relancer son mouvement séparatiste : le vlaamsch
verbond van Frankrijk (la ligue flamande de France).
 
La relance du Vlaamsch Verbond van Frankrijk
Il existait depuis 1853 dans le Nord, un comité flamand de France, qui, comme toutes
les sociétés savantes fondées à cette époque, cultivait l'amour de la « petite patrie »,
de sa langue et de sa religion. Composée de notables, soumis à l'influence du clergé
qui lui fournissait ses membres les plus actifs et ses érudits les plus célèbres, il avait
combattu la République centraliste et laïque, mais sa fidélité à la « Grande Patrie »
était restée sans faille. Sa philosophie était en somme un mélange de Barrès
(l'enracinement) et de la morale traditionnelle (il y a une gradation dans l'amour : on
aime d'abord sa famille, puis sa province, puis la France).
 
C'est en réaction contre ce comité, trop loyaliste et trop guindé à son goût, que l'abbé
Jean-Marie Gantois, entouré de jeunes prêtres, avait créé en 1926 le Vlaamsch
Verbond van Frankrijk. Son but originel ? redonner au peuple flamand de France,
une conscience nationale ce qui impliquait une double exigence : débarrasser la
ligue de la tutelle cléricale qui serait une entrave à son recrutement et à sa liberté
d'action (c'est pourquoi Gantois se contenta du poste de secrétaire général, laissant
la présidence et les autres fonctions à des laïcs) ; éviter le combat politique source
de division, mettre l'accent sur le travail culturel, seul moyen de ranimer chez les
flamands l'orgueil de leur appartenance. Mais les objectifs de l'association ne
tardèrent pas à se radicaliser sous l'influence d'une part des mouvements
flamingants de Belgique (le Verdinaso en 1931, le Vlaamsch National Verbond en
1932) d'autre part de la « Weltansschauung hitlérienne. En 1936, Gantois était
devenu ouvertement séparatiste. Il appelait de ses voeux, la formation d'un "État
Thiois", une grande Neerlande qui s'étendrait jusqu'aux rivages de la Somme et dont
les fondements ne seraient plus la langue, mais la race, l'histoire et les données
naturelles. Un ouvrage qu'il publia cette année là sous le pseudonyme d'Arnold
Dedeene permet de mesurer dans quel sens avait évolué sa pensée.
 
Intitulé "Le règne de la race", ce livre défendait l'idée que la race deviendrait au XXe
siècle le fondement des États et que cette révolution des temps modernes se ferait
au profit du germanisme et par le germanisme, celui-ci entendu au sens le plus
compréhensif du mot… Les Pays-Bas y auraient leur place. Cette conception raciale
poursuivait-il, n'était en rien antichrétienne. Au contraire « c'est le racisme qui est
dans la tradition du christianisme, c'est le racisme qui honore l'oeuvre divine ». Ainsi
que le proclame sagement un proverbe africain « li Bon Dieu en a fait li café et li lait,
y en a pas fait le café au lait ». La théorie de la supériorité de la race aryenne dans
l'ordre humain est l'évidence même. « Le baptême dote l'âme de prérogatives
spirituelles inconnues dans son état antérieur, mais il ne saurait modifier en rien le
sang et la race… un juif baptisé cesse d'être de religion israélite, mais il ne se
transforme pas pour cela en occidental. Il reste ce qu'il est, un Sémite, un annamite
chrétien reste un annamite ! un nègre baptisé n'en reste pas mois un nègre ». C'est
pourquoi en s'opposant au mélange du sang et en prônant le chacun chez soi,
l'Allemagne nouvelle revenait aux sources du germanisme dont les valeurs avaient
toujours coïncidé avec les valeurs chrétiennes, car le germanisme avait été de tout
temps le meilleur rempart du christianisme contre l'individualisme latin destructeur.
Loin de sombrer dans le paganisme, comme l'en accusait avec légèreté l'Église
romaine, le Reich d'aujourd'hui « se fondait en réalité sur le christianisme le plus
solide et sur l'idée de Dieu ». A l'image de son chef qui ne cessait de se référer à la
divine providence.
 
Si paganisme il y avait, c'était dans la République française qu'on le rencontrait. Et
l'auteur de se livrer contre elle à une de ces charges qui deviendront coutumières
sous l'occupation, y dénonçant tour à tour la statolatrie jacobine, la latinolatrie des
intellectuels, « l'idéologie bassement démocratique de l'égalitarisme ethnique ».
« Les avocats nègres siègent au Palais Bourbon, sont promus sous secrétaires
d'État… Les jeunes gens à la caserne connaissent la honte de se mettre au garde à
vous devant des fils d'esclaves… Ils sont livrés dans la fleur de l'âge au bon plaisir
de brutes syphilitiques, à peine extraites de leur bled algérien et élevées au grade de
sergents de l'armée française. Leurs soeurs sont promises en mariage à quelques
adonis congoléen, anthropophage dans sa jeunesse. Un vaste État noir se forme
ainsi de Paris à Tombouctou ».
  
Bien entendu, Gantois se gardait bien de développer ouvertement ses thèses, dans
la revue de l'association (le lion de Flandre). Elles y transparaissaient néanmoins. En
outre ses déplacements et ses liaisons (avec les séparatistes bretons notamment)
étaient suivis de près par les services de la sûreté, de sorte qu'en septembre 1939 la
ligue fut dissoute et ses publications interdites.
 
L'invasion trouva l'abbé vicaire à la paroisse Notre Dame de Roubaix. Le 18 juin,
alors que l'armistice n'était pas encore signé, celui-ci et le Docteur Pétri et son adjoint
Reese du groupe « Volkstum und Kultur » de l'administration militaire de Bruxelles, à
qui ils remirent un mémoire dans lequel ils développaient leurs thèses thioises. A leur
grand dépit, l'autorisation de relancer le mouvement se fit attendre. C'est que le
docteur Pétri, jugeant leur prétentions territoriales excessives et non fondées (elles
s'étendaient bien au-delà du coin flamand jusqu'à l'Artois et le Boulonnais), avait
émis un avis défavorable(1). En outre, les hostilités se prolongeant, le Führer avait
interdit en septembre 1940, toute allusion dans la presse et autres médias au sort
futur des régions subordonnées au commandement de Bruxelles. Il était en effet
inutile d'alarmer outre mesure Vichy, au risque d'étouffer ses velléités collaboratrices.
 
Le secrétaire du Vlaamsch Verbond van Frankrijk ne se découragea pas pour autant.
puisque l'administration militaire éprouvait des réticences à son égard, il chercha et
obtint l'appui d'autres instances : la Propaganda Abteilung et la section subversion de
l'Abwerh. C'est par leur canal qu'il envoya directement à Berlin, début décembre un
nouveau mémorandum accompagné de la fameuse lettre d'allégeance au Führer.
À l’époque l'abbé avait sauté le pas. En novembre 1940, après une entrevue difficile
avec le Cardinal, il avait abandonné ses charges pastorales (il est vrai que sa
situation auprès de ses paroissiens était devenue intenable, il recevait des menaces
de mort, des tracts le dénonçaient comme un « boche »et un « traître »). Début
décembre, une note de l'Abwehr à la Militärverwaltung de Lille nous apprend que,
Gantois ayant décidé de se consacrer à la politique, elle ne le comptait plus parmi
ses « hommes de confiance » (V. Leute) et qu'il serait bon de lui accorder toutes
facilités (laissez-passer permanents etc.…) pour accomplir se tâche.
Début 1941, l'autorisation tant désirée arriva, mais avec une nette réserve. Le
mouvement pouvait renaître et relancer ses publications, à condition de se cantonner
strictement au domaine culturel(2).
 
Les mois passants, les autorités d'occupation s'étaient en effet aperçues que si la
carte de la « Flamenpolitik » était jouable en Belgique, il n'en allait pas de même
dans le Nord de la France où la population entièrement "romanisée" avait perdu sa
conscience « Volk » : vouloir la réveiller en pleine guerre n'aurait pour résultat que de
susciter des désordres et de « gêner la Militarverwaltung dans sa mission ».
D'ailleurs, chaque fois qu'un incident ou un article réveillait tant soit peu la peur de l'annexion dans les deux départements, le gaullisme et l'anglophilie, déjà plus forts ici
qu'ailleurs, en profitaient. La situation était en 1941, devenue si tendue que l'O.F.K.
avait jugé nécessaire de desserrer l'isolement de la zone interdite et d'autoriser une
propagande « national-française », car même les partis collaborateurs (introduits en
juillet) n'acceptaient pas que l'on « toucha à la France une et indivisible ».
Le Vlaamsch Verbond van Frankrijk reprit donc ses activités et relança ses
publications (le lion de Flandre, de Torrewachter - (le guetteur de la tour)) sous la
surveillance méfiante de la Pro-sta de Lille. Il y eut souvent des litiges, mais chaque
fois, Gantois fit appel à Bruxelles qui lui donna gain de cause.
 
Étienne DEJONGHE

1 — Sur cet épisode, consulter Éric Defoort, "Une démarche flamingante auprès de Hitler, 1940-1941,
in "L'occupation en France et en Belgique 1940-1944", actes du colloque de lille, Revue du Nord, tome
1, n° spécial hors série 1988.
2 — Le mot "culturel" doit être entendu au sens large. Les attaques antifrançaises du lion de Flandre
sont à notre connaissance, les plus violentes qui aient paru en France sous l'occupation. Pour en savoir plus, E. Dejonghe, "Un mouvement séparatiste dans le Nord et le Pas-de-Calais sous l'occupation" in Revue d'histoire moderne et contemporaine, janvier-mars 1970.

jeudi 29 juin 2017

l'abbé Gantois, le mauvais génie de la Flandre



Alors que nombre d’associations tentent de mettre en lumière la culture flamande, son passé comme son histoire, il est utile de revenir sur un personnage-clé dont l’action jette encore une part d’ombre sur cette démarche. Si l’abbé Gantois eut un impact considérable sur la prise de conscience du passé flamand, le trouble demeure et jette la suspicion sur toute personne se réclamant Flamand, même si ces écrits n’ont qu’une approche culturelle ou linguistique. A cela, il ne faut pas oublier la confusion entretenue par les mouvements nationalistes belges, profondément identitaires qui – auprès du grand public –  se posent en défenseurs et en héritier d’un patrimoine séculaire en allant jusqu’à confisquer ses plus anciens symboles. La question est bien entendu plus prégnante de l’autre côté de la frontière mais avec la libéralisation de la parole sur les réseaux sociaux, elle prend une nouvelle dimension chez nous.
 
De l’abbé Gantois reste un souvenir trouble bien qu’il ne soit finalement pas connu du grand public. Si ses écrits historiques sont de bonne facture, il reste l’inspirateur d’un mouvement identitaire La chose est d’autant plus dommageable que le grand public finisse par croire que s’affirmer « Flamand » revient à affirmer son appartenance à des mouvements identitaires. La confusion est constamment entretenue par ces mêmes groupuscules, leur propos tendant à faire croire que la Flandre doit se replier sur elle-même (et quelque part sur le souvenir de sa grandeur passée) en omettant tout ce qui a fait la grandeur de la Flandre (certes aujourd’hui scindée entre Flandre de France, de Belgique et de Flandre zélandaise) grâce à sa position idéale sur l’un des plus actifs carrefours commerciaux, d’avoir appartenu à des entités politiques larges et ouvertes sur le monde et d’avoir reçu des populations venues de tous les horizons. Le propos est paradoxal si l’on y regarde de plus près puisque la Flandre s’est enrichie grâce à ces apports extérieurs. Il faudra bien que les historiens se penchent - quitte à susciter quelques inimitiés - sur les conséquences des écrits de Gantois et le retentissement qu'ils ont eu sur la question flamande en France.
 
 
L’abbé Gantois ou la genèse du mouvement flamand
 
Jean-Marie Gantois nait en 1904 dans une famille flamande francisée et socialement bien insérée puisqu’il était le fils d'un médecin de Watten (Nord). Le français était sa langue maternelle. Ses études secondaires à Aire-sur-la-Lys et Hazebrouck terminées, il entre au séminaire d'Annappes (intégrée aujourd’hui à la commune de Villeneuve d’Ascq) où, influencé par quelques professeurs d'esprit flamingant, il commença à apprendre le flamand. Il a décrit cette prise de conscience progressive dans une conférence en 1942, « Hoe ik mijn taal en mijn volk terugvond » (Comment j'ai retrouvé ma langue et mon peuple) (et dont le texte a été réédité en 1986 sous la direction de l’Union Flamande de France – Vlaams Verbond van Frankrijk).
   


Alors qu’il existe un mouvement nationaliste flamand en Belgique, on peut avancer sans doute aucun que l’abbé Gantois est à l’origine de son avatar français. En effet, avec quelques camarades de séminaire, il fonde en 1924 l'Union flamande de France (Vlaamsch Verbond van Frankrijk ou VVF), organisation marquée à droite, catholique et défendant les Flamands. Il en fut l'âme et anima des congrès annuels et des réunions littéraires ; il fut également le rédacteur en chef de revues publiées par le VVF entre 1929 et 1944, « Le Lion de Flandre » et « De Torrewachter »
 
Après avoir étudié les lettres et la philosophie à l'université catholique de Lille, il fut ordonné prêtre en 1932 et devint vicaire à Lille. Jusqu'à la guerre, il défendit surtout les traditions culturelles flamandes dans le Westhoek ou Flandre maritime. Certes la qualité historique et linguistique de ses écrits sont reconnus mais ses intentions politiques ne sont pas innocentes. Doit-on en chercher la cause devant le refus d’une IIIe République laïque ou du côté de la volonté jacobine exprimée dès la Révolution de n’avoir aucune tendance régionaliste alliée à l’obligation de n’user que du français ? Il faut croire que les thèses pangermanistes n’aient plus qu’influencé l’abbé, thèses en vigueur en Allemagne depuis le XIXe siècle et largement reprises dans le National-Socialisme. Pour Gantois, l’Allemagne devient une alliée objective puisque l’ennemi, en l’occurrence la France, est commun.
  
 
La question collaborationniste
 
Au début de la guerre, le VVF fut interdit par les autorités françaises, mais en 1940 l'abbé Gantois, qui s'était rapproché de la doctrine nazie de la race germanique, écrivit à Hitler pour que la Flandre française fût intégrée au Reich allemand comme « membre de la nouvelle communauté germanique ». Le courrier a été retrouvé à la préfecture de Lille à la Libération mais la lettre n'a jamais été lue par Hitler). Il traite alors les Français de « zazous avachis », un thème largement repris à l’époque par les ligues et groupes d’extrême-droite. Dans une région occupée et rattachée au commandement allemand établi au Palais de Laaken, l’abbé pouvait donc penser que les Allemands étaient susceptibles de voir ses activités favorablement.
  
Certes, rien de bien différent de nombre de mouvements collaborationnistes... Entre ceux qui désirent la collaboration politique (comme Laval qui voit là un moyen de combattre le Bolchévisme), ceux qui sont profondément pour par conviction antisémite tels LF Céline, d'autres qui voient là une occasion de faire de bonnes affaires avec le vainqueur du moment, les motifs ne manquent pas. Gantois, lui, y ajoute une dimension historique et culturelle, sous pretexte de culture, de germanité, etc... confisquant au passage tout un pan de cette culture au bénéfice de l'Occupant.
 
En 1941, il avait repris les activités du VVF, cependant il les limitait au domaine culturel et, contrairement à d'autres prêtres, n'incita jamais personne à aller se battre contre le bolchévisme sur le front de l'Est. Cela reste toutefois un encouragement à la collaboration, consentie comme expression d’une communauté culturelle, linguistique et… raciale (accréditant en filigrane la thèse nationaliste allemande). Cette dérive nationaliste et raciste lui valut pourtant d'être relevé de ses fonctions sacramentelles par le cardinal Liénart.
  
 
Après la guerre
 
À la Libération, il passa en jugement et le procureur requit la peine de mort. Il fut finalement condamné à 5 ans de prison et assez vite libéré puis envoyé par l'Église comme curé de campagne dans un village loin de la Flandre.
En 1958, il participa à la création du groupe « De Vlaamse Vrienden in Frankrijk » (« les Amis flamands en France ») et il prit part à la rédaction de « Notre Flandre », mais ne parvint jamais à atteindre le grand public. Cela ne l'empêcha pas de publier un grand nombre d'articles, avec toujours la pensée pan-néerlandaise comme fil conducteur. On le retrouva mort dans le canal de l'Aa le 28 mai 1968, quelque temps après la mort de sa mère. Il est inhumé à Watten.
.