lundi 19 août 2013

souvenirs de mers au musée portuaire (Dunkerque)















et Lille se souvient de Faidherbe, l'enfant de la rue Saint-André





Et Lille s'agrandit...

 Le projet inabouti devait trôner sur l'actuelle place de la République et célébrer les agrandissements de Lille de 1858 par l'annexion d'Esquermes, Moulins et Wazemmes. N'en reste plus que son esquisse en plâtre dans la galerie du sous-sol du Palais des Beaux-Arts de Lille.







Hommage au Protecteur de l'Industrie

 La famille Bonaparte a une importance réelle pour l'économie du département du Nord. Parce que le blocus continental provoquait des pénuries, Napoléon Ier favorisa l'industrie pour pallier le manque de produits, que ce soit pour les tissages pour la culture de la betterave sucrière. Son neveu, Napoléon III favorisa l'effort des constructions métalliques et le chemin de fer qui complétait parfaitement les réseaux de canaux multiséculaires de la région. Originellement placée au centre la Vieille Bourse sur la Grand Place de Lille, cette statue de bronze de 3 mètres de haut, oeuvre d'Henri Lemaire en 1854, commandée par la Chambre de Commerce de Lille trône aujourd'hui au Palais des Beaux-Arts de la ville, admirablement restaurée et mise en valeur.







A Saint-Etienne de Lille

 Les églises du centre de ville de Lille, rassemblées sous le vocable de paroisse Saint-Eubert (l'un des compagnons de Saint-Piat, honoré à Seclin), l'un des premiers évangélisateurs de Flandre, rassemble Saint-Sauveur, Saint-Maurice et Saint-Etienne, sise rue de l'Hopital Militaire, voisine de l'Hôtel Scrive. Parmi les plus grandes églises de style jésuite de France, elle a été classée Monument Historique en 1987.
  
 La façade de l'église, de 29 mètres de haut, est en pierre de taille et la rue de l'Hôpital-Militaire, très étroite, en accentue l'impression de hauteur. Son style est résolument classique et s'inspire du baroque inspiré de l'église du Gesù à Rome (siège de l'Ordre).

 C'est avec le soutien de l'évèque Jean Vendeville qu'un groupe de jésuites, arrivés à Lille en 1562, reprit la charge du collège municipal, fondé en 1529. En 1606, les Jésuites entreprirent la construction de la chapelle qui s'acheva quatre ans plus tard mais un incendie la dévaste le 8 octobre 1740 ainsi que tout son mobilier dont plusieurs tableaux de Rubens.


Elle est reconstruite à partir de 1743 par l'architecte François-Joseph Gombert selon les plans de Dominique Delesalle. Les travaux sont retardés par la guerre de Succession d'Autriche en 1744 et par le siège de Tournai en 1745 et ne sont achevés que fin 1748. Sa consécration par l'évêque de Tournai n'intervient qu'en 1750.

  
L'église sert de chapelle au collège des jésuites jusqu'à leur expulsion de France en 1765 puis devient alors celle du collège communal qui est déplacé place aux Bleuets en 1767. À partir de 1778, le bâtiment de l'ancien collège devient un hôpital militaire (l'Hotel Scrive) et la chapelle de l'Immaculée Conception, la chapelle de l'hôpital où les 434 députés des trois ordres du bailliage de Lille se réunissent en mars 1789 pour préparer les États généraux de 1789.

En 1796, elle devient l'église paroissiale Saint-Étienne car l'ancienne église de la paroisse Saint-Étienne avait été détruite par un incendie en 1793 lors du siège de la ville par les Autrichiens. Elle était la plus célèbre, celle des bourgeois et des manants primitifs. Elle se dressait alors au coin nord de la Grand'Place



   
 Dans le chœur, derrière l'autel, on peut admirer une peinture de Victor Mottez, la Lapidation de saint-Étienne, réalisée en 1837.







La chaire de vérité est remarquable : elle est l'œuvre du sculpteur François Rude. Réalisée entre 1825 et 1828, elle est composée d'un abat-voix surmonté d'un ange et d'angelots tandis que la Foi et l'Espérance soutiennent la cuve ornée d'un bas-relief représentant la lapidation de saint-Étienne. 


  

Le grand orgue est une construction de la maison Daublaine Callinet et date de 1840. Modifié à quatre reprises, il possède aujourd'hui 39 jeux sur 3 claviers et pédalier.




un 15 août de tradition à Dunkerque

 Comme tous les ans au 15 août, la vierge miraculeuse de la Petite Chapelle (Notre-Dame des Dunes) est descendue de sa niche. posée au dessus du maître-autel, prête à accompagner la procession de la bénédiction de la mer. 

 En 1403, des ouvriers qui restauraient les remparts de la ville découvrent une source d'eau pure dans le sable, chose rare sur le littoral dunkerquois, fait de sables gorgés d'eau de mer.. A côté de cette source, ils déterrent une petite statue en bois (32 cm) de la Vierge Marie portant l'enfant Jésus dans ses bras, dont on ne sait l'origine. Elle prit le nom  Notre Dame de la Fontaine, puis Notre Dame des Dunes.
Selon la légende, la statue, à chaque fois qu'elle fut emportée en divers lieux dignes de l'abriter, disparaissait toujours pour réapparaître à l'emplacement de sa découverte, comme si la Vierge souhaitait y être vénérée là tout particulièrement.
Une Chapelle fut construite, longtemps isolée dans les remparts de Vauban, transformée en atelier de munitions à la Révolution, la Chapelle explosa en 1793 et restera en ruine jusqu'à ce qu'une souscription publique en permette la reconstruction en 1815.

Lieu de vénération des dunkerquois, elle renferme de nombreux ex-votos, témoignages de reconnaissance de marins.

  

 La petite chapelle est ouverte
 du mardi au vendredi de 13h30 à 17h00 
 Le samedi de 9h45 à 12h00 et de 14h30 à 16h45
 Les dimanches aux heures des messes

 
 Après la procession, partie de la Petite Chapelle, l'archevêque de Lille, Mgr Ulrich, embarque sur la Vedette Jean Bart II, de la SNSM, pour procéder à la traditionnelle bénédiction de la mer, accompagnée de nombreuses embarcations.