jeudi 19 janvier 2017

le Pavon, un naufrage oublié de l'Opération Dynamo...



Le 20 mai 1940, près de 1.400 soldats néerlandais ont embarqué sur le Pavon, de la Compagnie de Navigation d'Orbigny, affrété pour le transport de troupes françaises à à destination de Walcheren.
Le navire devait rallier Cherbourg, suivi par quatre autres navires français quand il fut détourné vers Dunkerque. 
 

À quelques kilomètres du port dunkerquois, les navires ont été attaqués par la Luftwaffe. 
Une bombe a frappé le Pavon juste derrière la passerelle en perçant les ponts supérieurs pour  exploser dans les compartiments inférieurs. 
 

Environ 40 soldats ont été tués sur le coup. Le Capitaine du navire a immédiatement dirigé son navire paralysé et en feu jusqu'à la rive dans les parages de Gravelines. 
 

Le cargo  "Pavon", qui devait reprendre la mer à la marée du matin avec d'autres cargos fut convoqué au dernier moment afin de lui confier un complément de troupes. Il a déjà à bord 1,500 soldats néerlandais et un fret de de balles de laine. Ce retard est fatal car il rate la marée montante. Il a dû attendre la marée du soir accompagné du " Chasseur 41 " et 2 autres navires. À 11h30, un avion allemand a fait quatre passes successives en libérant, chaque fois, une bombe. La quatrième explose, tuant cinquante soldats et boute le feu aux balles de laine. 

Si le feu est rapidement contrôlé, la panique s'empare de la troupe et le commandant est contraint de lancer son navire sur l'estran entre Oye-Plage et  Marck, près de Calais. Les chasseurs de sous-marins et le " Reine Astrid ", numéro "VP 111", recueillent quelques-uns naufragés, dans des conditions difficiles. Plusieurs baleinières et canots de sauvetage, surchargés, chavirent. Le reste des survivants est évacué par la plage à marée basse.
 
Devant l'ampleur des dégats, le commandant est obligé d'abandonner le navire qui ne peut reprendre la mer.
Pour ses actions, le navire est cité à l'Ordre de l'Armée...


(fiche descriptive du navire  émanant de la compagnie de navigation d'Orbigny 1865-1950, édité en 1952)

samedi 14 janvier 2017

bonne nouvelle pour le patrimoine industriel régional

MARQUETTE-LEZ-LILLE

Feu vert pour le dépôt du permis de construire des Grands Moulins de Paris

Par BRUNO TRIGALET |


Dans les jours, voire les heures qui viennent, Xavier Lucas, le PDG de la Financière Vauban, va enfin pouvoir déposer le permis de construire pour transformer les Grands Moulins de Paris, dont la silhouette fantomatique se dresse depuis des années à Marquette-lez-Lille, au bord de la Deûle. L’ensemble prestigieux mêlera logements de standings, commerces et logements sociaux.
  
La bonne nouvelle selon laquelle le ministère des Finances avait enfin délivré son agrément, après deux ans d’attente, a été délivrée ce jeudi soir par Jean Delebarre, lors de la cérémonie de vœux. La reconquête de cette friche industrielle était presque devenue un sujet de plaisanterie depuis plusieurs années. Avec une constance indéfectible, le maire annonçait à chaque cérémonie de vœux que le lancement du chantier était imminent. Et avec une persistance têtue, les faits lui donnaient tort année après année. Au point que son optimisme avait fini par se transformer en colère ces deux dernières années.

Outre du retard incombant au ministère de Finances, le projet avait souffert des atermoiements consécutifs aux négociations entre la SCI Diane de la Provanchère, dirigée par Jean-Pierre Maurice, propriétaire du site depuis 1991, et plusieurs acheteurs porteurs de plusieurs projets. Tous les signaux sont enfin au vert. Il y a deux ans, en juin 2015, Xavier Lucas, le PDG de la Financière Vauban, nous avait assuré : «  Si demain on a l’agrément, après-demain, on dépose le permis de construire.  »

Autoriser l’application de la loi Malraux 

 

L’agrément consiste, rappelons-le, à autoriser la vente d’un immeuble inscrit aux Monuments historiques à plusieurs propriétaires et investisseurs qui, bénéficiant des mesures de la loi Malraux en faveur de la sauvegarde du patrimoine national, pourront donc déduire 100 % du montant des travaux de réhabilitation de leurs revenus globaux. L’opération financière proposée par Xavier Lucas et sa Financière Vauban, spécialisés dans ce genre d’opérations (ils ont réalisé des programmes de prestige, hôtellerie ou logement, dans des bâtiments anciens remarquables à Valenciennes, Douai, Seclin, par exemple), vise à créer 265 logements et de l’activité commerciale et de services. Ce projet est en quelque sorte la locomotive de la reconquête de tout l’espace occupé jadis par l’activité industrielle sur les rives de la Deûle à cet endroit (outre les GMP, ici, il y avait Rhodia, Massey Ferguson, notamment).

Le souvenir du drame de juin

Lors de la cérémonie de vœux, Jean Delebarre rappela que ce site privé, souvent visité et squatté malgré les dispositifs destinés à en interdire l’accès, avait été le théâtre d’un drame en juin dernier avec la mort d’une jeune fille de 16 ans tombée d’une vingtaine de mètres. Un drame qui l’avait accablé. «  Ce drame ne serait sans doute pas arrivé si l’État avait délivré depuis quelques années cet agrément qui aurait permis de sécuriser ce site  » ajouta-t-il en précisant que, quelques semaines plus tard, il avait dû batailler encore «  lorsque des imbéciles peu scrupuleux avaient collé des Pokemon dans ce bâtiment où tout est dangereux  ».


Problèmes de voisinage

 

Jean Delebarre ne cacha pas non plus qu’il restait encore un problème à lever : celui de la présence de deux entreprises au pied des Grands Moulins de Paris, un ferrailleur (en haut à droite sur la capture d’écran de Google Maps) et une centrale à béton avec lesquels des négociations sont menées depuis plusieurs années pour favoriser leur déménagement. On pourrait ajouter le site de Délifrance (à gauche), boulangerie industrielle anciennement intégrée aux GMP, et qui vient de fermer, dont on imagine mal qu’il pourrait lui aussi continuer à abriter une activité industrielle lourde.

in LA VOIX DU NORD, édition de Marcq-Lambersart, 13 janvier 2017

jeudi 5 janvier 2017

affaire à suivre : Des fouilles archéologiques prescrites sur le futur Faubourg de Cassel

Par Giulia de Meulemeester 
 «  Ces fouilles sont prescrites par nos services, mais mises en œuvre par le porteur du projet, une fois que celui confirmera son intention de réaliser le projet.  » Telle est la procédure en matière d’aménagement, expliquée par le Service régional de l’archéologie (SRA). C’est l’étape à laquelle se trouve le projet d’aménagement porté par la communauté des Hauts de Flandre sur la zone de la Croix Rouge B.
 
«  L’intégralité de la parcelle a été diagnostiquée.  » Ce premier sondage est effectué par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), qui remet un rapport au SRA. Résultat ? «  Positif.  » Examinés en collaboration avec la commission territoriale de recherche archéologique, ces éléments ont mis au jour «  deux zones intéressantes  » concentrées au sud de la parcelle. Elles révèlent la présence de fossés d’enclos, de quelques sépultures et poteaux, de fossés remblayés dans lesquels des matériaux ont été jetés. Autant de preuves d’une occupation rurale remontant aux Ier et IIe siècles. Quelques vestiges médiévaux, sans intérêt probant, ont également été découverts.

Préserver le patrimoine commun

À la charge des aménageurs, ces fouilles sont nécessaires «  pour l’intérêt du patrimoine commun  », mais ne remettraient pas en cause le projet. Rien qui ne «  nécessiterait l’interdiction de la construction. Nous faisons des choix en fonction de l’intérêt de ce que peuvent rapporter les sites, explique-t-on au SRA. L’objectif est de reconnaître ces zones pour identifier l’évolution de la plaine maritime et des populations qui ont pu occuper ces terres.  » Les vestiges étant peu profonds (à peine soixante centimètres de profondeur), ils seraient atteints par les seuls travaux de terrassement. Les fouilles semblent inévitables : «  C’est presque une remarque rhétorique. Le patrimoine collectif est soumis à une attention particulière.  »

Un site reconnu au nord de la parcelle

Intrigué par les indices recueillis lors de ses premières recherches, Olivier Coulon n’a pas relevé la tête des documents. Le passionné d’archéologie a réussi à remonter la chronologie des événements qui l’ont mené à cette certitude : un trésor romain se cache sous le Faubourg de Cassel. Un fortin de défense datant du Bas-Empire romain. Le Service régional de l’archéologie confirme la présence de ce «  site connu depuis plusieurs années, repéré lors de la réalisation de photos aériennes. Personne ne peut en ignorer la présence.  »

 le site s'etend au nord de la parcelle consacrée au futur aménagement

Vues du ciel, deux formes ressemblant à des trous de serrure se dessinent en relief. «  Ces traces sont visibles lorsque les cultures n’ont pas encore poussé  », explique le Berguois. C’est une photo aérienne prise par l’armée allemande entre 1914 et 1918 et retrouvée dans les archives de Bierne qui a enclenché les recherches. Un document arrivé en 1958 entre les mains de la conservatrice du musée de Bergues, Thérèse Vergriete. Celle-ci contacte les services archéologiques et fait réaliser de nouvelles photos aériennes du site. Des fouilles sont effectuées entre 1976 et 1978. Elles sont dirigées par Pierre Leman, archéologue lillois qui fut à la tête du service de l’archéologie du Nord et de la Picardie.
En décrochant son téléphone, Olivier Coulon a pu confirmer l’importance de sa découverte. «  Pierre Leman m’a indiqué qu’il pourrait s’agir d’un fortin de défense du Bas-Empire romain, datant des années 200. Et d’une forme jamais vu nulle part. Il s’agirait d’un type rare de fortin .  »

Sur la route du barreau de contournement

Ces signes de vestiges sont situés en limite du projet d’aménagement, au nord de la parcelle. La partie, sur laquelle le diagnostic n’a pas encore été effectué, ne concerne pas directement le projet. «  Mais les vestiges se situent sur le tracé de la future route, s’inquiète Olivier Coulon, défenseur du patrimoine. On ne peut pas bétonner sans savoir ce qu’il se cache dessous. Il faudrait entreprendre des fouilles de côté là aussi. On ne peut pas passer à côté.  »


Comme en Hollande
Un site identique en Hollande. Un site d’une forme quasiment identique à celle qui apparaît sur les photos aériennes du Faubourg de Cassel a été découvert à Aardenburg.

Cette commune, la plus ancienne de Zélande, province des Pays-Bas, fut le site d’un camp romain qui avait la mission de défendre les frontières de l’empire contre l’envahisseur saxon. Mises au jour, les traces de cette présence lointaine sont aujourd’hui visibles au cœur de la commune. Un autre fortin de défense romain aurait été découvert au nord de Boulogne-sur-Mer.
  
Le barreau de contournement défini comme une desserte commerciale. «  En l’état actuel des choses, la route départementale 916 (qui traverse le Faubourg de Cassel)ne justifie pas un déclassement, explique Patrick Valois, conseiller départemental en charge de la ruralité. La voie est bien chargée, mais n’est pas saturée.  » Sur le principe, l’aménagement routier que souhaite créer la CCHF est considéré comme une desserte commerciale. Donc une voie privée, qui permettrait de partager la circulation entre Bergues et le rond-point d’Azur, sur deux voies. Il ne s’agirait pas d’une voie départementale.

in LA VOIX DU NORD, édition de Dunkerque 05 janvier 2017

en ces premiers jours de l'an nouveau...

Foi, Espérance, Charité, ces trois vertus théologales, je vous les souhaite pour cette nouvelle année.
  
de garder la foi car chacun à besoin de croire en quelque chose, en un Dieu ou en une idée... 
 
Espérance, car si ca peut être pire, çà peut aussi toujours être tellement mieux et que sans espérance, rien ne dure ni ne va très loin...
 
Charité, car même si elle commence par soi-même, le mal progressera toujours par l'inaction des gens de bien... sans même en faire de publicité car si le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit... 
 
Alors, tous mes voeux pour cet an qui commence...

jeudi 29 décembre 2016

Noël de tranchées

1914... Ils pensaient rentrer pour les moissons... La fleur au fusil, tous sûrs de leur bon droit... Les Français pour la revanche, les Allemands pour le Kulturkampf, les Anglais en vertu des Alliances. Aucun n'auraient pensé qu'après de brefs combats meurtriers, une "course à la mer" des plus meurtrières, ils s'enliseraient dans la boue des Flandres, de la Mer du Nord jusqu'à la ligne bleue des Vosges. 

Pour le premier Noël, le Kaiser fit envoyer à ses troupes des sapins pour placer dans les tranchées, même en temps de guerre, Noël reste un moment sacré. Moment de pause, moment de trêve, en quelques secteurs, notamment du front de Flandre, les chants montèrent des tranchées, les tirs se suspendirent, et les têtes se lèvent des parapets jusqu'à échanger des mots, puis des poignées de main, pour finir comme à Fromelles, par se rencontrer, échanger des bouteilles, des cigarettes, disputer un match de foot, sans que les officiers ne puissent y redire, coupés de leurs états-majors... 

Il est vrai que leur reaction au sortir de la Trêve de Noël fut assez virulente, il y eut des sanctions et les régiments concernés furent déplacés... 

Cela reste une histoire remarquable car si Allemands et Anglais n'en firent pas mystère, la censure, cette chère Anastasie, mis l'information sous le boisseau en France, les événements peu connus dans le pays firent l'objet d'une redécouverte récente mise en lumière par le film "Joyeux Noel" de Christian Clarion...









entre terre et mer, la citadelle de Dunkerque



Pour nombre de Dunkerquois, la citadelle c'est avant tout la bande des trois joyeuses menée par le Tambour-major de Saint-Pol... Pour les noctambules, c'est la suite logique des pérégrinations au sortir de la "rue de la soif"... Citadelle, un terme militaire avant tout, un réduit défensif ultime qui contrôle autant une ville qu'elle ne la défend... et ce, depuis que les Italiens sont devenus des maîtres en poliorcétique quelques décennies avant Vauban... Pourtant, le quartier de la citadelle de Dunkerque n’a plus rien de commun avec la place militaire qu’elle était il y a plus de trois cents ans. 

Dunkerque était depuis le Moyen Âge une ville fortifiée importante. C'est tout naturellement que la ville s'est développée en même temps que le port. Posé sur l'entrée de la Mer du Nord, le port servait autant aux pêcheurs qu’aux militaires, il avait besoin d’être protégé contre toutes sortes d’attaques. Les Comtes de Flandres, les Ducs de Bourgogne (des remparts desquels seul a survécu le Leughenaer), les Espagnols puis enfin les Anglais ont toujours construit et entretenu des murailles relativement imposantes mais ne dépassèrent jamais le génie de Vauban. Elles étaient bien particulières puisque le port se confond avec la ville: il fallait protéger cette dernière mais aussi les bassins, les jetées… Chose banale, l’ensemble se complétait d’une citadelle, qui pouvait vivre et se battre indépendamment du reste de la cité. La citadelle, de l'italien "citadella", est une petite ville qui doit être en mesure de supporter seule un siège indépendamment de la ville à laquelle elle se rattache.

Non, Vauban n'en est pas le père

                Contrairement aux idées reçues, Vauban n’en fut pas le créateur alors qu’il reconstruisit entièrement les fortifications dunkerquoises au point d'en faire un modèle qui deviendra un objet d'étude pendant encore près de deux cents ans après leur destruction....
A l’origine, ce sont les Espagnols qui l’édifièrent à l’ouest de la jetée. Baptisée Fort Léon, elle protégeait le chenal tant l’on craignait que des navires ennemis puissent entrer dans le port pour le ravager. Construit en bois, le fort reste notoirement insuffisant. Les grands changements interviennent après la victoire des Dunes, brillamment emportée par Turenne en 1658. La ville tombe dans l’escarcelle anglaise selon les termes de l’alliance conclue avec la perfide Albion.

Jusque 1662, les Anglais n’eurent de cesse que d’en renforcer la puissance. A la place du Fort Léon, ils édifient une citadelle reliée à la ville par un simple pont de bois. Elle surveille autant la mer que la ville. Louis XIV rachète le port flamand en 1662 et bien qu’il ait gagné le cœur des Dunkerquois, il ordonne la poursuite des travaux. Il faut que Dunkerque soit à la hauteur de son rôle dans la défense du royaume.

Des travaux titanesques

Vauban fait une fois de plus merveille. Il mobilise l’« armée de la Brouette » : les soldats échangent les mousquets contre pelles et pioches. Le résultat est si satisfaisant que l’ingénieur écrit à Louvois, Ministre de la Guerre le 18 octobre 1668 : « Aussi tout a été rectifié à la ville et à la citadelle (…); je suis sûr que tout ce qui est ici tracé est ce qu’on peut appeler le plus beau et le meilleur dessin de place, selon l’art, qui soit dans l’Europe, pourvu qu’on n’y change rien… ». Il disait vrai, l’Europe entière admirait ses travaux qui justifièrent même le déplacement du roi lui-même à pas moins de cinq reprises. Il conserve la citadelle anglaise et la compléte de nouveaux bastions. Conscient du rôle qu’elle devra jouer face aux bombardements maritimes, il la dote de cinq lignes de défense vers la mer alors que le côté qui regarde la ville n’est protégé que par une escarpe. Faisait-il confiance aux Dunkerquois ? Certainement ! Ils avaient très mal vécu l’occupation anglaise, mais surtout, c’est qu’avec l’Angleterre, la menace est maritime.

“Sic Gloria Mundi transit”

La citadelle veille sur les jetées de 1.200 mètres de long qui encadrent le chenal large de 100 mètres qu’il a fait rectifier et surcreuser. Elle contrôle le port où l’entrée est encore protégée par des forts, véritables batteries d’artilleries qui interdisent toute approche. Il est vrai que, vue de la mer, elle en impose car le rivage est alors bien plus proche de la ville qu'il ne l'est aujourd'hui... Le Risban, où se dresse le phare, est alors une île... Pas question de l'aborder à pied sec comme nous le faisons...

Tout a une fin. Le Grand Siècle se clôt sur une défaite et les Coalisés veulent en finir avec le roi vieillissant. L’humiliation est voulue totale : la Paix d’Utrecht l’oblige à raser les fortifications dunkerquoises jusqu’aux fondations. La citadelle perd ses murs, ses casernes sont abattues. Les lieux sont « civilisés ». Durant les années qui suivirent s’y installèrent des armateurs. On y construit des entrepôts, des cafés et autres maisons de commerce sur l’impulsion de décideurs comme Guillain et Trystram. Tout le petit monde des ports se côtoie dans le cœur économique de la ville, et si en Flandre, on sait s’amuser avec la même ardeur que l’on travaille, cela justifie bien que la bande y passe chaque année ou que certains cafés passent à la postérité.