Quoi de mieux qu'une nuit claire et sans pluie pour mettre en valeur la robe de la princesse devenue dunkerquoise
mardi 17 décembre 2013
imperturbable
et le héros dunkerquois de rester de marbre, enfin de bronze, devant ces quelques semaines où il se fait voler la vedette, mais il patiente, dans moins de deux mois, les carnavaleux seront de retour en ville
Noel dunkerquois
Certes, votre humble plumitif flamand ne s'est pas déplacé pour la "parade de Noel", non point qu'il eut fallu aller loin, elle sillonnait la rue derrière chez lui, mais la foule s'ébahissant sur le passage d'un gros rougeaud à la barbe blanche n'est pas de son goût (pas plus que ceux qui se pâment devant un individu déguisé en souris)... Néanmoins, profitant d'une sortie obligée dans le centre, il n'a pu résister à l'envie de faire quelques clichés de l'édition 2013 de Noel à Dunkerque, surtout pour les amis expatriés... donc si, au contraire de lui, vous sacrifiez à la nativité, passez de bonnes de fêtes de fin d'année...
dimanche 8 décembre 2013
Un signe que Noel est arrivé à Lille...
Comme de coutume, l'on sait que Noël est arrivé et vient clôturer l'année quand la grande roue sur la grand place de Lille est installée...
le meilleur moment à la Porte de Gand à Lille
Entre 6 et 7 heures du matin, en hiver, s'offre un des meilleurs moments pour apprécier l'architecture de la Porte de Gand, l'un des rares vestiges de l'ère espagnole lilloise. A cette heure là, nulle circulation, plus de noctambules déambulant dans la rue, pas d'arpenteuse de trottoirs... Magnifiquement restaurée, parée de lumière, elle offre au regard le jeu de l'appareil de briques et de pierres, la courbe de ses voûtes et, une fois franchie, l'impression de force qui se dégage de sa façade... Quel regret que ce matin là, pourtant un dimanche bien tranquille, la Porte de Roubaix, à quelques encablures de là, fut encore une fois plongée dans le noir.
début de matinée lilloise
Arrivé bien avant le soleil à Lille, quelques temps pris devant Lille-Europe, le temps d'en griller une tranquillement avant que la ville ne se mette en mouvement... Pas de mouvement, pas de passant, calme et sérénité
vendredi 6 décembre 2013
Après la tempête, le Dunkerquois doit-il se préparer à la catastrophe?
Publié le 06/12/2013
Par OLIVIER TARTART – PHOTO MARC DEMEURE
près le coup de tabac qui s’est abattu sur le Dunkerquois dans la nuit
de jeudi à vendredi, les commerçants et les services municipaux
s’activaient ce vendredi pour remettre la digue en état. Aucun dégât n’a
été constaté sur le réseau des wateringues, puisque le niveau était bas
et que les vents n’ont pas dépassé les 90 km/h. Selon Jean Schepman,
président de l’Institution interdépartementale des wateringues, «ce coup
de tabac est l’occasion de réfléchir à un meilleur avenir du
Dunkerquois». Tout en n’oubliant pas le passé historique d’un territoire
pris en tenaille entre l’évacuation des eaux à la mer et le risque
grandissant de submersion marine, comme le souligne François Hanscotte,
docteur en histoire médiévale.
À la vue des dégâts causés par la tempête place du
Centenaire, le Dunkerquois pourrait croire qu’elle a été l’une des plus
sévères jamais connue. Il n’en est rien. Annoncé comme flirtant avec les
120-130 km/h, le vent n’a finalement frappé le littoral qu’à 90 km/h. «
90 km/h, c’est finalement assez fréquent chez nous, confirme Jean Schepman. Ce
qui n’a pas empêché la mer de passer par-dessus la digue. Notre chance
est que les canaux étaient assez bas, et qu’il a peu plu. Nous n’avons
pas pu ouvrir la porte à la mer qu’est Tixier car les vagues étaient
1,30 m plus haut que d’habitude et nous avons dû pomper plutôt que
d’évacuer gravitairement. Pour l’Institution, ce sera un exercice
intéressant car on pourra modéliser cet événement.
»
Ce spectaculaire coup de tabac déclenchera-t-il une
salutaire prise de conscience du risque de submersion marine et de la
fragilité du système de wateringues ? «
Il est temps d’avoir ce débat avec les citoyens et de faire de la pédagogie de ces risques, estime Jean Schepman. De
réfléchir à comment faire pour protéger nos digues de manière naturelle
ou artificielle. Créer un parapet d’un mètre de haut ? Pourquoi pas. Il
faut trouver des solutions, il suffit d’une volonté politique. Il ne
faut rien cacher aux gens, ne pas leur faire peur, juste de leur dire
qu’il est possible de rester aussi mais de se préparer. Car connaître en
même temps un vent violent (130 km/h), une marée de gros coefficient et
un système de wateringues rempli, ça arrivera prochainement ! Si on y
ajoute la submersion marine en même temps, on a les conditions d’une
véritable catastrophe.
»
Cette catastrophe, voilà vingt ans que François
Hanscotte la prédit. Le docteur en histoire médiévale estime que les
responsables politiques évacuent trop rapidement la donnée historique. «
Nous avons moins conscience que les Belges ou les
Hollandais de ce que l’homme a gagné sur la mer. Nous sommes pris en
tenaille entre la nécessité d’évacuer l’eau des wateringues et celle de
faire face à la montée du niveau de la mer. Cette petite tempête est un
phénomène extrêmement ancien, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! »
Et d’expliquer les dégradations de la digue par un phénomène d’ensablement. «
Les courants, majoritairement est-ouest,
entraînent un engraissement de la plage côté Saint-Pol et un dégraissage
côté Malo. D’où ces trois brise-lames qui s’arrêtent avant
Leffrinckoucke, là où le cordon dunaire est fragile. Le sable est trop
près de la digue, il n’y a plus qu’une seule marche à descendre pour
être sur la plage aujourd’hui. Ce phénomène va aller en se renforçant.
Il faudrait sans doute dégager un maximum de sable au pied de la digue,
recréer un cordon dunaire (disparu du fait de l’urbanisation) avec oyats
et aubépines et créer des bassins de rétention. Et sans doute envisager
une collaboration très étroite sur cette question de Boulogne à la
Belgique en dépassant les clivages départementaux et transfrontaliers
».
Inscription à :
Articles (Atom)
