vendredi 24 juillet 2015

quid de nos traditions ancestrale : Nord Pas-de-Calais : vers la sauvegarde ou l'extinction programmée des combats de coqs ?

La sauvegarde ou l'extinction programmée de la tradition des combats de coqs, toujours vivante dans certaines régions françaises : le Conseil constitutionnel tranchera le 31 juillet sur l'interdiction de la création de nouveaux gallodromes.
 
AFP - Publié le 22/07/2015 - site internet France 3 Nord-Pas-de-Calais
 
Les sages de la rue de Montpensier étaient saisis mardi matin d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l'avocate de deux Réunionnais, poursuivis en justice pour avoir ouvert mi-2012 un nouveau lieu de combats de coqs dans leur quartier, à Sainte-Marie. Le Conseil a mis sa décision en délibéré à la fin du mois.

L'article 521-1 du Code pénal réprimant les sévices et actes de cruauté envers les animaux fait une exception pour les courses de taureaux et les combats de coqs "lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée".

Les juges constitutionnels ont déjà reconnu la conformité de cette "différence de traitement" en septembre 2012 dans une décision portant sur la pratique de la corrida, mais ils ne s'étaient pas exprimés sur la condamnation par la loi "de toute création d'un nouveau gallodrome".

A l'audience, l'avocate des deux Réunionnais, Fabienne Lefèvre, a estimé que cette interdiction instaure "une différence de traitement significative, une rupture d'égalité devant la loi" avec la corrida, car la loi ne dit rien sur la construction de nouvelles arènes.
 
 Selon elle, la loi du 8 juillet 1964, visée par la QPC, qui a aligné l'exception culturelle des combats de coqs sur celle des corridas, déjà prévue dans la loi de 1963 réprimant les actes de cruauté envers les animaux, "avait pour but de rétablir une égalité de traitement entre une tradition du sud de la
France (les corridas) et une autre du nord (les combats de coqs)"
.

Pour l'avocate, l'interdiction de construire de nouveaux gallodromes va donc à l'encontre de cette logique et ne trouve aucune justification au regard de l'intérêt général. Elle a en conséquence demandé aux sages l'abrogation de cette disposition.

"Une exception culturelle momentanée"

Pour le représentant du gouvernement, au contraire, l'interdiction des nouveaux gallodromes trouve sa justification dans la volonté du législateur d'instaurer une exception culturelle "momentanée" pour les combats de coqs qui vaudra tant qu'ils subsisteront dans les régions où ils sont déjà implantés mais qui "doit déboucher à terme sur l'extinction de cette pratique".

Du côté des opposants aux combats de coqs, la Fondation Brigitte-Bardot a jugé "préoccupant de voir le Conseil Constitutionnel saisi d'une QPC de cette nature".

"Les combats de coqs, les corridas relèvent d'actes de cruauté et de sévices graves sur animaux. Comment peut-on en 2015 envisager de supprimer une disposition dont le but était justement de sortir de la barbarie ?", s'est interrogé dans un communiqué son porte-parole, Christophe Marie, pour qui "si le Conseil Constitutionnel devait donner raison aux contrevenants ce serait une insulte à la justice".

La pratique des combats de coqs, qui remonterait à l'Antiquité, s'est répandue au cours des siècles sur tous les continents où elle sert souvent de support de paris. Sélectionnés pour leur combativité par des éleveurs ou coqueleux, les animaux s'affrontent au centre d'un espace circulaire dans un salle appelée gallodrome.

Mais l'organisation de ces combats est devenue très controversée avec le temps en raison notamment des mutilations ou de la mort des animaux dont les ergots sont parfois rabotés et remplacés par une lame ou une pointe métallique.

La majorité des pays occidentaux condamnent désormais cette pratique. En France, ces combats ne sont autorisés que dans certaines localités où la tradition est ancrée. C'est le cas du Nord-Pas-de-Calais, de la Réunion, la Guyane, des Antilles et de la Polynésie.

Dans le Nord, on dénombre plus d'un millier de coqueleurs et une cinquantaine de gallodromes, à la Réunion, on compte cinq gallodromes officiels, mais il existerait d'autres lieux clandestins.

Ailleurs, la pratique est interdite et les contrevenants s'exposent à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.
 

mercredi 22 juillet 2015

des visiteurs devenus rares au port de Dunkerque












dans le coeur du beffroi de saint-Eloi de Dunkerque


50 cloches pour environ 16 tonnes, le carillon du beffroi sonne automatiquement tous les quarts d'heure. Installé en 1962 en remplacement de celui détruit pendant les combats de la dernière guerre (les planchers et l'intérieur du beffroi ayant brûlé), des pannes le réduisent au silence en 1997 mais le classement du beffroi au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO en 2005 permet de lancer sa restauration.


Les cloches en bon état alors au nombre de 48 sont alors nettoyées et on y ajoute deux cloches pour obtenir la gamme afin d'avoir un carillon de concert... quoique l'on puisse regretter que, contrairement au carillon de Bruges, aucun concert ne soit donné. Avec 4 octaves (soit 12 cloches par octave) . Sa rénovation a permis de le doter des dernières technologies avec des tiges en fibre de carbone et des fixations en inox.
 
 

le Stad Amsterdam en visite à la cité de Jean Bart

Le Stad Amsterdam est un clipper trois-mâts carré à coque métallique, construit à Amsterdam, de 1997 à 2000. Il est donc le plus récent de ce genre de navires. Conçu dans la tradition des clippers rapides des années 1850/1860, son architecte Gerard Dijkstra s'est inspiré de la frégate Amsterdam, premier clipper construit dans cette ville.
Issu de l'association de la ville d'Amsterdam et du groupe Randstad, il a été construit par des chômeurs en réorientation et des jeunes ayant terminé leurs études secondaires. Ce projet a créé une véritable dynamique sociale pour la ville d'Amsterdam en augmentant l'emploi des jeunes et en mettant en valeur son passé de port commercial et de construction navale.
Construit pour la recherche de vitesse, il participe aux compétitions de l'International Sail Training Association. Voguant à une vitesse de 15 nœuds de moyenne, c'est un bateau rapide pour son poids et sa taille. Il possède 14 cabines et propose des croisières de luxe...